
Kpalimé, 18 août (ATOP) – Les festivités marquant le centenaire du quartier Kligue-Condji, l’un des plus anciens de la ville de Kpalimé, ont été clôturées le dimanche 17 août, sur un appel à la réconciliation.
L’événement, placé sous le signe de l’unité et de la réconciliation, a rassemblé dans la cour de l’Ecole primaire publique du quartier, les fils et filles du milieu, y compris la diaspora, les autorités traditionnelles, ainsi que de nombreuses personnalités dont le ministre des Enseignements primaire et secondaire, Pr Dodzi Komla Kokoroko, venu témoigner son soutien à cette célébration historique.
« Kligue-Condji est un et indivisible »
Le président du comité d’organisation, Me Jean Yaovi Degli a souligné la nécessité de préserver l’unité du quartier face aux divisions internes qui freinent son développement. « Kligue-Condji est un et indivisible », a-t-il souligné.
« Nous appelons nos frères et sœurs souvent manipulés pour tenter de créer des quartiers autonomes à revenir à la raison. On ne crée pas un quartier dans un autre quartier. Nous devons travailler ensemble, construire ensemble et prospérer ensemble », a-t-il lancé devant un public attentif.
Le chef de quartier, Komlan Apéké Théophile Ayédji, a abondé dans le même sens, rappelant que cette célébration vise à honorer la mémoire des ancêtres, qui ont tracé la voie du développement futur.
« Nos grands-parents ont lutté pour que nous ayons ce quartier. En célébrant ses 100 ans, nous voulons inviter ceux qui hésitent encore à se joindre à nous. Ensemble, nous devons solliciter le gouvernement pour améliorer l’éducation et les infrastructures routières. Il est temps que la jeunesse prenne conscience et s’engage pour l’avenir du quartier », a-t-il insisté.
Retour sur une histoire centenaire
L’histoire de Kligue-Kondji remonte à 1925. Selon Me Jean Yaovi Degli, tout commence avec le vieux Kligue Djelou, cultivateur et guérisseur réputé, invité à Hanyigban pour ses talents de thérapeute. Installé avec humilité, il demande une parcelle de terre pour cultiver et s’y établit. Son fils, Kétowo Sougbo, lui succède et devient le premier chef du quartier.
Au fil des décennies, plusieurs chefs se sont succédé, parmi lesquels Togbui Kétowo Sougbo, décédé en 1999, puis Lucas Kligue, disparu en mai 2020. L’actuel chef, Komlan Apéké Théophile Ayédji, a été élu après le décès de Kligue, dans une procédure élective, la succession ne relevant pas de la transmission héréditaire.
Kligue-Condji est aujourd’hui reconnu par l’administration togolaise comme l’un des plus anciens quartiers de Kpalimé. Ses frontières s’étendent de la rivière Ehè à l’est à la rivière Adédjé à l’ouest, du quartier Zomayi au sud et au canton de Koussountou au nord, avec comme repère l’hôtel Geyser.
Une apothéose festive
Dans une ambiance empreinte de communion, le public a vibré au son des percussions, des chants et des danses de différents groupes folkloriques mobilisés pour l’occasion.
Les célébrations sont conclues par un déjeuner réunissant les fils et filles du terroir et leurs invités. Le sport s’est également invité à la fête. Etoile FC, l’équipe du quartier, vainqueur de la première édition de la coupe du centenaire de Kligue-Condji, a présenté son trophée à la foule.
Entre discours, musique, danses et communion autour des valeurs partagées, le centenaire de Kligue-Condji restera comme un moment fort de l’histoire collective, un appel à l’unité, à la réconciliation, à la cohésion sociale et à la construction d’un avenir commun pour ce quartier centenaire de Kpalimé.
ATOP/ER/AYH/MEK






