
Lomé, 18 août (ATOP) – Le Togo abrite du 17 au 21 août un atelier de Hub francophone de l’Afrique de l’ouest sur le thème « fédérer autour d’une vision commune et impulser une dynamique portée par les habitants ». L’ouverture officielle des travaux a eu lieu le 18 août à Baguida dans la commune Golfe 6.
Cette action est portée par la Fédération togolaise des habitants, membre du réseau Slum dwellers international (SDI). Ce réseau dirigé par les habitants des quartiers informels est un appel à l’action collective, à la mutualisation des expériences et à l’innovation sociale, un levier essentiel pour améliorer les conditions de vie dans les bidonvilles et les quartiers informels.
La rencontre vise à partager les expériences des pays francophones de l’Afrique de l’ouest et réfléchir sur les actions à mener pour faire disparaitre les bidonvilles.
Les travaux sont consacrés aux partages d’expériences sur les problèmes liés au climat, aux inondations et à l’habitat. Il s’agit aussi de faire des propositions concrètes pour faciliter l’accès fonciers, aux services de base notamment la scolarité des enfants dans les quartiers informels. Huit (8) pays francophones, membres du SDI prennent part à cette rencontre. Il s’agit du Sénégal, la Guinée-Bissau, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Mali, le Benin et le Togo.
Le 1er adjoint au maire de la commune Golfe 1, Boko Koffi Fofo a invité les participant à une synergie d’actions pour faire disparaître les bidonvilles. Il a fait savoir que l’expérience a prouvé que ceux qui vivent dans les bidonville ne sont pas les moins intelligents. “Dans notre commune, nous invitons les jeunes de la rue et de bidonvilles à apprendre un métier ou de retourner à l’école”, a rappelé M. Boko.
Le maire par intérim de la commune Golfe 6, Agbehonou Kossigan a souligné que dans les villes, les défis sont immenses ; l’accès à l’eau potable, à l’assainissement, au logement décent, à l’emploi des jeunes. Mais chaque défi, dit-il, est aussi une opportunité de construire ensemble des solutions durables. « Les réunions de hub permettent de capitaliser sur les bonnes pratiques et de renforcer les énergies entre pays », a – t – il martelé.
Le coordonnateur de Hub, Joseph Maniragena a invité toutes les fédérations à une synergie d’actions pour l’atteinte des objectifs assignés à SDI. Pour lui, « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Ainsi dit-il, « je ferai tout pour que les pays francophones soient non seulement inclusifs mais aussi, reconnus comme un pilier central de la famille SDI », a-t-il souhaité. ATOP/GMM/KYA






