
Dapaong, 19 août (ATOP) – Vingt-cinq jeunes, membres des Organisations d’Enfants et de Jeunes, issus des quatre communes de la préfecture de Tône prennent part, du 19 au 23 août à Dapaong, à un atelier de formation sur l’entreprenariat collectif à travers l’approche « Formation et développement des affaires » (FoDA) III.
Initié par Plan International, cette formation se situe dans le cadre de son projet dénommé « Girls Lead 2 : Les filles s’engagent ». L’initiative s’inscrit dans la vision de Plan International de promouvoir un monde plus juste, où les enfants et les jeunes, surtout les filles, sont soutenus dans leur leadership pour agir contre les normes sociales néfastes et pour l’égalité de genre.
La formation entend renforcer les capacités entrepreneuriales des jeunes, en particulier les filles, à travers des modules sur la gestion d’entreprise, la création de coopératives et l’élaboration de plans d’affaires viables. Spécifiquement, il s’agit de donner aux participants qui sont des apprenants et des extrascolaires, les compétences nécessaires pour développer leur esprit entrepreneurial, créer et gérer leurs propres initiatives, et surtout, apprendre à travailler en collectif pour avoir plus d’impacts.
Les jeunes suivront plusieurs modules, entre autres, l’entrepreneuriat collectif ; les facteurs contribuant au succès du groupe ; les différentes étapes de la formation d’un groupe ; principes et valeur de la coopérative et le fonctionnement d’un groupe. Ils seront aussi entretenus sur l’entreprise traditionnelle et coopérative, la personnalité d’un entrepreneur, l’idée de projet, l’étude du marché, l’étude technique et financière et l’élaboration d’un plan d’affaire.
Pour le directeur préfectoral de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme de Tône, Pikéli Djibril, les jeunes seront amenés à réfléchir sur leurs qualités personnelles d’entrepreneurs, à identifier leurs forces et faiblesses, à gérer des idées innovantes, à comprendre les mécanismes de fonctionnement des coopératives et à élaborer des plans d’affaires viables. Ces apprentissages, ajoute-t-il, seront autant de clés qui leur permettront de bâtir des projets solides, de renforcer leur autonomie économique afin de ne pas toujours dépendre des parents ou des personnes qui pourront exercer des violences sur eux et de contribuer au développement de leurs communautés.
Le représentant du maire de la commune Tône 1, M. Kissao Idrissou a signifié qu’à travers l’entrepreneuriat, les jeunes pourront lutter contre la pauvreté, la dépendance financière, facteurs majeurs de vulnérabilité chez les filles. « C’est ensemble, nous pouvons construire une société forte, résiliente et portée par une jeunesse dynamique, capable de relever les défis du développement », a confié M. Kissao.
Le représentant de la directrice régionale de Plan International Togo/ Kara-Savanes, M. Bissantchao Mawaké Kodjo a expliqué que sa structure dans son approche et de mise en œuvre des programmes, travaille avec les communautés à la base. Il s’est dit convaincu qu’à travers ces renforcements de capacités, les participants auront des idées innovantes de projets. « Vous allez avoir des idées, de projets, vous allez développer vos plans d’affaire. Je suis sûr qu’avec ou sans Plan international, vous allez soumettre ces plans d’affaires très bancables à certaines structures ou organisations qui vont vous financer afin que vous puissiez avoir des coopératives et mettre en œuvre ces projets que vous avez développé », a déclaré M. Bissantchao.
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