
Kpalimé, 1er sept. (ATOP) – Les députés à l’Assemblée nationale ont clôturé, le vendredi 29 août à Kpalimé, un atelier de trois jours, consacré aux Droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR). Les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations, dont la révision de la loi nationale sur la santé de la reproduction.
Les élus souhaitent adapter le texte en vigueur aux réalités du pays et aux directives internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ils ont également proposé l’élaboration et l’adoption de textes d’application afin de garantir l’effectivité des réformes. Pour la suite, les parlementaires prévoient d’approfondir les échanges avec les commissions permanentes de l’Assemblée nationale et d’engager un dialogue avec le ministère de la Santé.
Durant les travaux, les participants ont mis en avant les défis persistants liés à la santé sexuelle et reproductive au Togo. Il s’agit notamment de la mortalité maternelle jugée préoccupante et la persistance des avortements clandestins. Les députés ont également été informés des nouvelles directives de l’OMS sur l’avortement sécurisé, ainsi que des implications du Protocole de Maputo, traité africain de référence en matière de droits reproductifs.
Un exercice comparatif entre la loi togolaise de 2003 relative à la santé sexuelle et reproductive et celle adoptée en 2021 au Bénin a permis de mettre en évidence les avancées réalisées par le voisin ouest-africain. Selon les participants, cette analyse ouvre la voie à des révisions plus ambitieuses pour aligner le cadre juridique togolais aux standards régionaux et internationaux.
Le président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé a souligné l’importance de traduire ces réflexions en initiatives parlementaires. Il a appelé à l’élaboration d’une proposition de loi « ambitieuse et progressiste » visant à renforcer la protection des droits en santé sexuelle et reproductive pour l’ensemble de la population.
Les députés ont salué la qualité des échanges et réaffirmé leur engagement à doter le pays d’un cadre juridique plus protecteur. Selon eux, la mise à jour de la loi en matière de santé sexuelle et reproductive constitue une étape essentielle pour améliorer l’accès aux soins, réduire les risques sanitaires et répondre aux besoins des citoyens.
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