
Kpalimé, 8 sept. (ATOP) – Une rencontre d’information a réuni, le vendredi 5 septembre à Kpalimé, les parties prenantes externes du processus d’élaboration du Projet d’établissement hospitalier (PEH) pour le compte du Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Kpalimé.
Le CHP de Kpalimé fait partie des 16 établissements de santé retenus au Togo pour l’élaboration d’un PEH, un outil de planification destiné à moderniser les hôpitaux et améliorer la qualité des soins sur la période 2026-2030. Cette initiative est portée par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Elle vise à doter chaque hôpital d’un cadre stratégique adapté à ses réalités et à ses ambitions. Le PEH permettra au CHP de définir une vision commune partagée, fixer des objectifs clairs, mesurables, de prioriser les actions à mener et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’actions prioritaires.
La séance d’information a rassemblé des responsables de complexes hôteliers, autorités traditionnelles et religieuses, représentants des trois mairies de la préfecture de Kloto, professionnels des médias, praticiens de la médecine traditionnelle et agents de santé. Leur implication vise à instaurer la transparence et à garantir l’adhésion collective, conditions indispensables à la réussite du projet.
Le directeur du CHP Kpalimé, Aboudou Mama Atchadé, a rappelé les enjeux de ce projet. Selon lui, l’hôpital, à l’instar des autres établissements du pays, est confronté à une demande croissante de soins, à l’évolution des maladies, au besoin urgent de modernisation des infrastructures et aux contraintes en ressources humaines et financières.
« Dans ce contexte, la planification stratégique devient un levier essentiel pour renforcer la performance, la résilience et l’adaptabilité de nos hôpitaux », a-t-il indiqué.
Le PEH, une approche participative et inclusive
Le consultant PEH, Dr Kokou Agoudavi, a expliqué que l’ancienne méthode de planification annuelle montrait ses limites. Le PEH propose désormais une vision à moyen et long terme (3, 5 ou 10 ans) basée sur quatre principes. Ceux-ci sont : la participation, avec l’implication de toutes les parties prenantes ; la cohérence, en lien avec les politiques nationales de santé ; la réalité, en tenant compte des moyens disponibles ; l’évaluation, grâce à un suivi continu et des ajustements réguliers.
M. Agoudavi a précisé que le processus comprend plusieurs étapes : le diagnostic participatif, la définition des orientations stratégiques, l’élaboration du plan d’action, la mise en œuvre, puis le suivi-évaluation. A terme, souligne -t-il, chaque hôpital disposera de six projets : médical, de soins, managérial, social, d’investissement et de maintenance, et de système d’information. « L’élaboration du PEH devrait durer entre six et huit mois, de la phase de diagnostic jusqu’à la validation finale », a dit le consultant.
Le préfet de Kloto, Bertin Assan a déclaré qu’« aucun développement n’est possible sans une population en bonne santé. Le gouvernement fait beaucoup pour subventionner le secteur de la santé, mais il ne peut pas tout faire seul. Le PEH ouvre désormais l’hôpital aux autres acteurs pour réfléchir ensemble et trouver des solutions ».
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