
Tchamba, 29 sept. (ATOP) – Un atelier bilan des deux phases d’extension du projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences basées sur le genre au Togo (RSC-LVGT) » s’est tenu le vendredi 26 septembre 2025 à Tchamba.
L’atelier est organisé par l’ONG Programme d’appui à la femme et à l’enfance déshéritée (PAFED) et Plan international Togo. Il a permis de présenter aux différentes parties prenantes les succès, les difficultés rencontrées et les leçons apprises lors de la mise en œuvre des deux phases d’extension du projet. Il s’est agi également de formuler des recommandations en vue de pérenniser les acquis du projet.
Le projet RSC-LVGT a, depuis juillet 2024, mis en lumière les facteurs et les conséquences des violences à l’égard des enfants, en particulier des filles, au sein des communautés. Il s’est également penché sur la situation des filles-mères vulnérables, en mettant en place des mécanismes d’accompagnement en vue de leur insertion socio-professionnelle. Des échanges communautaires, des séances de sensibilisation, des émissions radiophoniques et la vulgarisation de la loi N°2022-020 portant protection des apprenants ont été réalisées. L’accent a été mis sur la nécessité de dénoncer les cas d’abus, d’accompagner les filles vulnérables et de protéger les enfants contre les violences. En outre, l’organisation périodique de conférences de cas a permis de créer un espace d’échanges entre les acteurs formels et informels de la protection de l’enfance, favorisant le partage de bonnes pratiques, l’identification des difficultés rencontrées dans la gestion des cas, ainsi que la formulation de recommandations pour améliorer la qualité des interventions.
Au total, cent vingt-quatre victimes d’abus ont bénéficié d’une prise en charge psychologique, sanitaire et sociale. À Tchamba, le projet a accompagné vingt filles-mères vulnérables sur le plan psychologique, sanitaire et économique en vue de leur réinsertion socio-professionnelle.
La réticence de certains leaders communautaires à vouloir gérer certains cas d’abus en dehors des instances formelles, la persistance de la résolution à l’amiable des cas de violence dans certaines communautés et la pression sociale exercée sur les parents des survivants sont autant de difficultés rencontrées par le projet dans la lutte contre les violences contre les enfants.
Le préfet de Tchamba, El-Hadj Issaka Laguebande, a félicité Plan International Togo et PAFED pour la qualité des résultats présentés. Il a invité chaque acteur à capitaliser les acquis du projet et à œuvrer à leur pérennisation en vue de la poursuite de la lutte contre les VBG dans leurs communautés respectives.
La directrice exécutive de l’ONG PAFED, Mme Gnofame Mayi, a remercié le gouvernement pour sa politique en faveur de la protection de l’enfance et toutes les parties prenantes pour leur implication dans la réussite du projet.
Ce projet prendra officiellement fin le 30 septembre prochain.
ATOP/JK/MEK