
Lomé, 9 sept. (ATOP) – La Fondation Pierre Fabre a organisé, le jeudi 9 septembre à Lomé une conférence publique sur le thème « Santé mentale au Togo : quelle place pour le numérique ? » en prélude à la célébration de la journée mondiale de la santé mentale.
Cette journée est observée chaque 10 septembre. A l’occasion, l’Observatoire de la e-Santé dans les pays du Sud (ODESS) a échangé avec les acteurs sur les défis et opportunités qu’offre le numérique dans la prise en charge des troubles mentaux.
La rencontre a permis aux participants de suivre une retransmission en direct de Laveur (France) une table ronde sur comment « assurer la prise en charge en santé mentale et maintenir l’accès à des informations de qualité ».
Le panel sur le thème : « Santé mentale au Togo : quelle place pour le numérique ? » a été modéré par le point focal santé digitale à l’Organisation mondiale de la santé (OMS Togo), Dr Nganhyim Auréole. Il a permis d’échanger sur l’importance du numérique dans la santé mentale et le suivi plus efficace des patients à travers le digital.
Selon l’OMS, a-dit, Dr Nganhyim, la e-santé se définit comme « l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (Tic) en soutien à la santé ». On peut aussi entendre parler de santé numérique, de santé digitale ou encore de santé connectée.
Pour les panélistes, la e-santé inclut les outils et les services qui utilisent les Tic pour améliorer notamment la prévention, le diagnostic, le traitement, la surveillance et la gestion de problèmes liés à la santé. La m-santé (mobile-santé) et la télésanté sont également incluses dans la santé numérique. Ils soutiennent que les consultations en ligne, la digitalisation des dossiers des patients, la télémédecine et les outils spécialisés pour les professionnels/professionnelles de santé et les chercheurs et chercheuses (comme les environnements digitaux pour le diagnostic et la prise en charge) sont des éléments essentiels de la e-santé.
Pour le coordonnateur national de la santé numérique au Togo, Aristide Aféignindou Gnassingbé, cette couverture numérique ouvre de nouvelles perspectives pour les populations inégalement réparties sur les territoires. « La e-santé permet de réduire les distances et d’assurer un suivi plus efficace des patients. Le digital a le potentiel d’accélérer la transformation des systèmes de santé à tous les niveaux, d’augmenter la couverture des services, de simplifier la gestion et de diminuer les coûts en rationalisant la gouvernance. Il permet aussi de renforcer les compétences des professionnels de santé, et de contribuer à l’autonomisation des patients », a-t-il relevé.
Le coordonnateur-pays de la Fondation Pierre Fabre au Togo, Giscar Koffi Samboe a indiqué qu’afin d’aider les acteurs locaux à s’emparer de cette opportunité, sa fondation a développé des programmes de veille, de formation et de recherche « au plus près des besoins ». Il a fait savoir qu’en 2005, l’OMS a adopté une résolution en faveur de la e-santé lors de sa 58è Assemblée mondiale, reconnaissant ainsi les nouvelles technologies au service de la santé. « Télémédecine, suivi épidémiologique, formation, prévention, coordination des soins, actions de santé publique : la e-santé prend différentes formes et enregistre une accélération notable depuis la crise sanitaire de 2020 des écarts importants entre les pays et un écosystème de plus en plus complexe et fragmenté. Parmi les pays ayant élaboré une stratégie, peu les ont effectivement mises en œuvre », a-t-il précisé.
La Fondation Pierre Fabre permet aux populations des pays du Sud un meilleur accès aux médicaments et aux soins de qualité. Ses domaines d’intervention sont la formation des pharmaciens et des professionnels de santé ; la lutte contre la drépanocytose ; l’accès aux soins des populations vulnérables ; la e-santé, et la dermatologie, notamment pour les personnes atteintes d’albinisme.
ATOP/DHK/BA






