
Lomé, 10 oct. (ATOP)- La Journée mondiale de la vue a été célébrée le jeudi 9 octobre à Lomé à travers une conférence-débat placée sous le thème : « Contribuer à rendre les soins oculaires disponibles et accessibles pour tous, et partout ».
La rencontre, présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Marin Kokou Wotobé, a réuni des étudiants en médecine, des personnes en situation de handicap visuel, des représentants d’organisations de la société civile, des médias, ainsi que des professionnels de la santé oculaire optométristes, opticiens, ophtalmologues et techniciens supérieur en ophtalmologie.
Cette activité a été initiée par le Programme national de la santé oculaire (PNSO), en charge de la coordination des manifestations de la Journée mondiale de la vue au Togo.
Animée par un panel de cinq experts, la conférence a permis à M. Hillah Biova d’exposer les causes, les manifestations et les défis liés à la prise en charge des patients souffrant de basse vision. Des échanges interactifs ont ensuite porté sur les différentes pathologies des yeux et sur les métiers de la santé visuelle. Les intervenants ont clarifié les distinctions entre optométriste, opticien, ophtalmologiste et technicien supérieur en ophtalmologie.
Répondant aux préoccupations du public, les experts ont mis en garde contre les dangers liés à une exposition excessive des enfants aux écrans et ont conseillé aux personnes atteintes de basse vision d’utiliser pleinement leurs capacités visuelles restantes. « Il vaut mieux exploiter au maximum le reste visuel dont disposent les personnes atteintes de basse vision », a recommandé le panéliste, Dr Senanou Quacoe Wassinou.
La représentante de Christian Blind Mission (CBM), Nadia Traoré, partenaire technique et financier du gouvernement togolais, s’est inspirée du thème mondial « Love Your Eyes » pour sensibiliser le public à l’importance du soin des yeux.

« Prendre soin de nos yeux n’est pas un luxe mais une nécessité. C’est un acte de respect envers soi-même et envers les autres. La vision est un bien précieux qui ouvre la porte à l’éducation, à l’emploi, à la participation citoyenne et à la vie sociale. Bref, tout commence par la vue », a-t-elle déclaré.
Le Dr Wotobé a, pour sa part, salué l’appui constant du CBM au gouvernement togolais dans ses efforts pour améliorer l’accès aux soins oculaires. Il a réaffirmé l’engagement du ministère à rendre ces soins accessibles à tous et sur toute l’étendue du territoire.
De son côté, le coordinateur du PNSO, Sefofo Yawo Prempe, a précisé que cette conférence-débat s’inscrit dans un programme d’activités plus large de son institution. Selon lui, le PNSO prévoit la création et l’équipement de centres de basse vision afin d’assurer une meilleure prise en charge des patients.
« Une étude menée par des chercheurs togolais révèle que 3 % des élèves et 25,45 % des personnes de plus de 50 ans dans le Grand Lomé souffrent de déficiences visuelles », a souligné le Professeur Ayena pour alerter l’opinion nationale sur l’ampleur du mal.
En prélude à la cérémonie officielle, les professionnels de la vision ont mené une séance de dépistage visuel au siège de Compassion internationale, où plusieurs enfants présentant des troubles visuels ont été examinés.
Le coordinateur du programme a annoncé que ces consultations se poursuivront à travers le pays et permettront à 1500 adolescents de bénéficier de verres médicaux.
La rencontre a été marquée par le témoignage émouvant de Mme Ayawavi, patiente atteinte d’albinisme et souffrant de basse vision. Elle a partagé les difficultés rencontrées au cours de sa scolarité, ainsi que dans sa vie professionnelle et sociale, offrant un éclairage humain et poignant sur la réalité quotidienne des personnes malvoyantes.
ATOP/HKM/MG






