
Lomé, 13 nov. (ATOP) – L’ONG Catholic Relief Services (CRS) a réceptionné 22 tonnes d’anchois (poisons) fumés et 222 tonnes de farines de maïs, le mercredi 12 novembre à Katanga, une banlieue de Lomé et à Tsévié.
Le projet est financé par le Département de l’agriculture des États-Unis (USDA) à travers le programme « McGovern-Dole International Food for Education and Child Nutrition ». Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Bia Laafia » (Bien-être des enfants) pour les cantines scolaires. L’objectif est d’améliorer la qualité de l’éducation et la nutrition des enfants dans 202 Écoles primaires publiques (EPP) des préfectures de Dankpen, Kéran (région de la Kara) et Oti-Sud (région des Savanes). Il met un accent particulier sur l’approvisionnement des cantines scolaires à partir de produits agricoles locaux et régionaux, contribuant ainsi à la valorisation du travail des producteurs et à la dynamisation de l’économie communautaire.
Les anchois ont été livrés à Katanga par l’Union des coopératives dynamiques des transformatrices de poissons (UCOODFETRAPO) tandis que la farine est fournie par la Société industrielle de transformation des produits agricoles tropicaux (SITRAPAT) de Tsévié.

La présidente du comité interministériel de la mise en œuvre des cantines scolaires, Mme Pauline Tchékpi a salué cette initiative qui s’inscrit pleinement dans la politique nationale de la consommation locale. « Autrefois, les vivres provenaient de l’extérieur. Aujourd’hui, grâce à CRS et à la volonté du gouvernement, une part importante des approvisionnements est constituée de produits locaux. C’est une fierté de voir nos femmes entrepreneures participer à cette chaîne d’approvisionnement pour le bien-être de nos enfants », a-t-elle déclaré.
Le coordinateur du projet «Bia Laafia», Moussa Brehinam Sangaré a rappelé que le programme touche directement plus de 84 000 élèves qui reçoivent par jour des repas chauds préparés par des mamans cantines formées aux bonnes pratiques d’hygiène et d’alimentation. « Au-delà des repas, nous renforçons aussi les capacités pédagogiques des enseignants, construisons des cuisines, latrines et points d’eau, et accompagnons les communautés pour qu’elles créent leurs propres champs et jardins scolaires. Déjà, 60 % des écoles bénéficiaires disposent de champs communautaires », a-t-il précisé.
La directrice commerciale de SITRAPAT et la secrétaire générale de l’UCOODFETRAPO, Mmes Grâce Konzou et Yérima Aïchatou ont remercié CRS et le gouvernement pour avoir initié ce projet. Elles ont fait savoir que ce partenariat a été bénéfique. « C’est le premier grand contrat pour notre organisation. Il a véritablement amélioré nos conditions de vie et renforcé notre organisation coopérative », a témoigné Mme Yérima.
Lancé en 2023, le projet prendra fin en 2028. Son budget global s’élève à environ 385 millions FCFA.
ATOP/SED/JK






