
Lomé, 14 nov. (ATOP) – Les questions liées au « Financement des Petites et moyennes entreprises (PME) » ont été débattues lors d’une table ronde au deuxième jour du Forum sur le commerce et l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (UK-WCAF), le jeudi 13 novembre à Lomé.
Les échanges ont permis aux panélistes d’identifier les principaux obstacles au financement des PME et de proposer des solutions pour améliorer leur accès et renforcer leurs capacités de gestion. Il ressort des discussions qu’une PME varie d’un pays à un autre. D’après les conférenciers, une PME se définit au Royaume-Uni comme une entreprise comptant plus de 200 employés, tandis qu’en Afrique, elle se caractérise par un faible chiffre d’affaires.
Les panelistes, composés de responsables de structures d’investissement ainsi que de plusieurs personnalités, entre autres, la directrice générale du Fond de soutien aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), Mme Sahouda Gbadamassi-Mivedor, de la responsable du British Inernational Investisment (BII), Mme Sylvia Monthe, du directeur pays de l’International financement corporation (IFC), Jean Marcel Niankou, du directeur principal de bisness Banking Ghana International Bank, Eugene Ofori-Appiah et de la directrice développement des exportations et commerce inclusif, UK Export Finance, Mme Victoria D’sylva ont relevé plusieurs obstacles qui entravent le financement des PME.
Selon le directeur pays de l’IFC, le principal problème réside dans la faible capacité des entreprises à préparer des projets bancables. Pour la directrice du FAIEJ, l’asymétrie d’information empêche souvent les investisseurs de prendre des risques, tandis que de nombreuses entreprises ne sont pas constituées légalement, ce qui limite leur accès au crédit. La responsable du BII a, pour sa part, souligné que les secteurs de l’agriculture et de l’industrie rencontrent le plus de difficultés à obtenir des financements. Les conférenciers ont aussi évoqué les défis liés au renforcement des compétences des dirigeants des PME.
Abordant les efforts du Togo, la directrice du FAIEJ a indiqué que son pays a mis en place plusieurs programmes de structuration et d’accès au financement des PME, notamment à travers l’assistance technique. Mme Gbadamassi-Mivedor a ajouté que le FAIEJ a également créé une structure dédiée à la sécurisation des partenaires financiers. Ce dispositif, a-t-elle ajouté, vise à aider les jeunes entrepreneurs à passer du secteur informel au secteur formel.
De son côté, le directeur de l’IFC a mentionné que son institution œuvre pour la redistribution du financement et le renforcement des capacités des institutions financières, afin d’améliorer leur appui aux PME.
Les panelistes recommandent l’adaptation du régime fiscal afin de mieux répondre aux réalités et aux besoins des PME.
ATOP/MD/DHK






