
Agou, 19 nov. (ATOP) – L’association Soutien aux femmes démunies (SAFD) a lancé, le mardi 18 novembre à Agou-Gadzepé, dans la commune Agou 1, le projet « Renforcement de leadership des cheffes rurales pour une gouvernance inclusive ».
La cérémonie a été présidée par le secrétaire général de la préfecture d’Agou, Charles Kodjo Assignon, en présence des autorités traditionnelles, administratives, politiques, civiles et militaires. Ce projet s’inscrit dans la continuité des engagements nationaux et internationaux du Togo en matière d’égalité de genre et de gouvernance inclusive, notamment dans la Politique nationale pour l’équité et l’égalité de genre (PNEEG), la Stratégie nationale de développement (SNDP) et dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Il reçoit l’appui financier du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) de l’Ambassade du Canada.
L’objectif est de favoriser l’autonomisation des femmes rurales en leur fournissant les outils, les compétences et l’accompagnement nécessaires afin de développer un leadership efficace et durable. Il s’agit de mobiliser et sensibiliser les autorités locales traditionnelles et religieuses pour renforcer un cadre constitutionnel favorable à l’inclusion des femmes dans les espaces de décision. Il est aussi question d’accroitre la visibilité du leadership féminin pour que les cheffes rurales soient écoutées, reconnues et valorisées.
La période exécutoire dudit projet est de six mois, soit de novembre 2025 à avril 2026. Le projet cible neuf localités dans la commune Agou 1 telles que Kébo, Akplolo, Gadja, Agouyiboè, Nyogbo Nord et Sud, Tavié, Atigbé et Azahoun-Fiagbé.
Plusieurs activités sont prévues, entre autres, le renforcement des compétences de 36 cheffes rurales en leadership, plaidoyer et communication, la création de réseaux locaux de cheffes rurales et l’émergence d’une dynamique collective. Il sera également question au cours du projet de mobiliser les autorités locales et coutumières pour instaurer un environnement favorable à l’inclusion des femmes, de créer des plateformes de plaidoyer pour faire entendre la voix des femmes rurales et promouvoir leur accès aux espaces décisionnels dans le cadre de la décentralisation.
Le secrétaire général de la préfecture d’Agou, Charles Kodjo Assignon, a salué la mise en œuvre de ce projet qui vient corroborer les actions des autorités sur le terrain pour permettre l’autonomisation des femmes. Il a promis l’accompagnement des autorités préfectorales pour l’aboutissement heureux de ce projet.
La directrice exécutive de SAFD, Kouadjo Yawa, a relevé qu’au Togo, malgré les efforts des autorités, la participation des femmes aux instances décisionnelles demeure un enjeu crucial pour une gouvernance locale inclusive. « L’exclusion des femmes freine le développement local, car elle prive les collectivités de compétences essentielles », a-t-elle indiqué avant d’inviter tous les acteurs à la mobilisation pour la réussite du projet.
La cheffe canton de mission Tové, Mamaga Dogbéda Essi Kpelly IV a affirmé que l’implication des femmes favorise la transparence, une meilleure représentativité et des décisions plus adaptées aux besoins des communautés.
ATOP/MET/DHK






