
Aného, 26 nov. (ATOP) – La ville d’Aného abrite du 24 au 29 novembre, un atelier sous-régional d’échanges sur la mise en œuvre des projets de fonds verticaux, notamment le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et le Fonds vert pour le climat (FVC) en Afrique de l’ouest.
Cette rencontre ambitieuse en termes de renforcement d’intensification de l’action climatique en Afrique de l’ouest, est à l’actif du Bureau sous-régional de l’organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation pour l’Afrique de l’ouest (SFW). Elle a mobilisé des Autorités nationales désignées (AND), des points focaux, des institutions d’exécution, ainsi que des experts de la FAO et d’autres personnalités de la sous-région.
L’objectif est de renforcer la coordination régionale, d’optimiser l’efficacité des interventions et de maximiser l’impact de la finance climatique dans la sous-région. Ces assises vont permettre aux participants de partager les informations sur les projets en exécution et en montage, d’échanger sur les défis liés au montage et à la mise en œuvre des projets dans les différents pays. Les délégués seront édifiés sur la modalité de mise en œuvre de partenariat opérationnel (OPIM) conçue pour renforcer les capacités des institutions nationales et garantir une exécution efficiente conforme aux standards internationaux. La finalité est de faire des recommandations pour une meilleure amélioration du partenariat entre la FAO et les AND et les points focaux.
Au cours de ces assises, les échanges vont porter sur la présentation des opportunités aux deux principaux fonds verticaux, la sensibilisation et les informations sur la modalité OPIM et ses exigences. Les délégués vont s’appesantir sur les bonnes pratiques, la capitalisation des expériences et la formulation des recommandations pour le renforcement du partenariat FAO- pays et l’amélioration de l’efficacité des projets.
Cet atelier sera couplé de la validation de la note conceptuelle et du document sur la résilience des systèmes agro – pastoraux en Afrique de l’ouest et du sahel. Il sera question de présenter et de valider le projet de document à soumettre au FVC, de renforcer l’appropriation du projet par les AND et les directeurs de l’élevage puis de finaliser la feuille de route pour la soumission du projet au FVC.
Le ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, Prof Dodzi Komla Kokoroko a souligné que le Togo est un bon élève devant les enjeux climatiques car il dispose d’un corps normatif ambitieux sur les questions environnementales et climatiques. Pour le ministre, il faut désormais territorialiser les fonds climat et le FEM pour une volonté d’efficacité et de créer une synergie entre le local et le national avec pour ambition la transparence, la redevabilité et l’efficacité des résultats. A la sortie de cet atelier, dit-il, « j’attends des envoyés spéciaux du Togo, de proposer des projets bancables et finançables à fort impact sur les préoccupations environnementales et climatiques ».
Le chargé de projet à la FAO-Togo, Djiwa Oyétoundé a souligné que la FAO travaille avec les États membres, en vue d’accroitre les investissements dans les projets qui rendent les systèmes agroalimentaires plus durables et résilients face au changement climatique.
Le préfet des Lacs, Benissan-Tétévi Datè a apprécié la mobilisation des participants qui témoigne de la volonté commune des États et des institutions à agir de concert pour la résilience de l’Afrique de l’ouest en occurrence du sahel.
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