
Aného, 27 nov. (ATOP) – Une campagne de sensibilisation de 16 jours d’activisme de lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles dans la commune des Lacs 1 a été lancée, le mercredi 26 novembre à Aného.
Placée sous le thème « Tolérance zéro aux violences basées sur le genre : agissons pour protéger nos filles et nos femmes », cette campagne en termes de prévention et de protection des humains, est portée par la Maison de la femme de la commune des Lacs 1. Elle est techniquement et financièrement soutenue par l’Organisation des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
L’objectif est de contribuer à réduire significativement les violences faites aux femmes et aux jeunes filles dans la commune des Lacs1 à travers une approche communautaire basée sur la sensibilisation, l’information et la mobilisation des relais locaux. Ce programme vise à sensibiliser au moins 10.000 personnes sur les violences faites aux femmes et les droits fondamentaux, à former et à accompagner 20 relais communautaires (10 hommes et 10 femmes) pour assurer le relais local des messages. Il s’agit de créer une dynamique communautaire de dialogue et de prévention autour de la lutte contre les violences pour permettre aux victimes et aux communautés de dénoncer des cas des abus et de violences faites aux femmes et aux jeunes filles.
Prévue pour prendre fin le 12 décembre prochain, la campagne de sensibilisation va consister à organiser des caravanes, de théâtres fora, des causeries débats dans 20 villages de la commune et les quartiers d’Aného.
Pour le représentant du ministre en charge du Genre, M. Kazimna Toi Jacques, chef division genre et promotion de la femme Région Maritime, cette campagne consiste à amener l’opinion nationale et internationale à se mobiliser et à agir pour mettre fin à ce fléau à travers le monde. « Les violences faites aux femmes et aux jeunes filles constituent un fléau, l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquents dans le monde », a-t-il indiqué avant de saluer les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires pour lutter contre le phénomène.
La représentante de la représentante résidente de l’UNFPA au Togo, Mme Ameyo Létou a souligné que cette campagne s’intègre dans la dynamique de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Elle a fait l’historique de la journée et indiqué que le système des Nations Unies au Togo note avec satisfaction la constance de l’engagement des autorités togolaises en faveur de l’épanouissement et du bien-être de la fille et de la femme togolaises. Elle a félicité les promoteurs de la campagne et exhorté chaque acteur à être un partenaire engagé dans la prévention des VBG et des pratiques préjudiciables en occurrence la violence numérique contre les femmes et les filles puis à contribuer à l’autonomisation de ces dernières et la protection de leurs droits dans la communauté.
Pour la responsable de la maison de la femme, Mme Ayité Samsone, le thème retenu est un appel à la conscience collective, un rappel du devoir commun et une exigence pour chacun. Elle a appelé tout le monde à se lever pour prévenir, dénoncer et éradiquer toute forme de violence.
ATOP/DK/SED






