
Atakpamé, 27 nov. (ATOP) – Des autorités administratives et locales, des représentants des services techniques déconcentrés, et des acteurs impliqués dans la gouvernance foncière et pastorale dans les Plateaux ont pris part les 26 et 27 novembre à Atakpamé, à un atelier régional de présentation et de pré-validation du projet de Plan de gestion de la transhumance (PGT) 2026-2030.
Cet atelier est organisé par le ministère en charge de l’Elevage avec le soutien technique et financier de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’objectif est d’amender de manière participative le projet de PGT.
Les travaux ont essentiellement porté sur la présentation du contenu du PGT aux parties prenantes ; l’identification des besoins, contraintes et opportunités spécifiques à la région afin de recueillir les propositions des parties prenantes pour consolider les recommandations en vue d’enrichir, d’affiner et adapter le Plan aux contextes de la région des Plateaux. Les participants ont également examiné les composantes du plan, la méthodologie de mise en œuvre, les mécanismes de suivi-évaluation et les modalités d’implication des acteurs locaux.

L’expert en filières animales de la FAO au Togo, Kohoe Yawovi a souligné que la transhumance, lorsqu’elle est encadrée, constitue un levier majeur de résilience pour les communautés agro-pastorales. Il a fait savoir que les pressions croissantes sur les ressources naturelles, la compétition foncière et les déplacements saisonniers exigent aujourd’hui des mécanismes harmonisés, inclusifs et juridiquement sécurisés. « Le projet que nous pré-validons, vise précisément à renforcer les capacités institutionnelles, à consolider les dispositifs de médiation, et à promouvoir une gestion concertée des espaces pastoraux dans une logique de paix et de développement durable », a-t-il indiqué. Il a également rappelé l’engagement constant de la FAO aux côtés du gouvernement togolais pour soutenir des solutions innovantes, fondées sur les approches territoriales et la concertation intercommunautaire. « La FAO-Togo à travers ce projet, mettra en œuvre des actions qui baliseront la voie à une meilleure gestion de la transhumance et à une sécurisation foncière au Togo », a souligné M. Kohoe.
Le préfet de l’Ogou, Ekpé Kodjo Agbéko a exprimé la disponibilité des autorités régionales à accompagner la mise en œuvre du projet. « Notre région, carrefour des mobilités pastorales, connaît à la fois les opportunités et les défis liés à la transhumance. La sécurisation foncière et la gestion apaisée des couloirs pastoraux constituent des priorités qui exigent une synergie d’actions. Nous nous réjouissons que ce projet apporte des réponses adaptées, fondées sur la connaissance du terrain et la participation de toutes les parties prenantes », a relevé le préfet. Il a, en outre, appelé à un engagement collectif en faveur de la prévention des conflits, de la préservation des ressources naturelles et de la cohabitation harmonieuse entre éleveurs et agriculteurs.
ATOP/KKT/BA






