
Tsévié, 27 nov. (ATOP) – Un atelier d’information et de sensibilisation sur la lutte contre l’utilisation des produits chimiques à des fins criminelles se tient, les 27 et 28 novembre à Tsévié, à l’intention des préfets et maires de la région Maritime.
Organisée par l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC-TOGO), cette étape est la dernière d’une tournée nationale initiée depuis 2022 dans les régions du pays. L’objectif de l’atelier est de renforcer l’implication des autorités administratives et locales dans la prévention des risques et menaces chimiques, dans un contexte marqué par l’usage croissant de substances toxiques par des groupes criminels et terroristes. Il s’agit aussi d’amener les autorités locales à contribuer à divulguer les mécanismes et outils sur l’identification des produits chimiques dangereux et accroitre les mesures de sureté et sécurité chimiques.
Les participants suivront plusieurs modules, notamment la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), la lutte contre les armes chimiques, la contribution des autorités décentralisées et déconcentrées à la prévention des risques et menaces chimique. Il est aussi prévu la gouvernance du circuit des produits chimiques dans la lutte contre les Engins explosifs improvisés (EEI) et la lutte contre la prolifération des produits chimiques toxiques.
Les travaux permettront d’échanger sur les mécanismes d’identification des produits dangereux, les bonnes pratiques de contrôle des circuits d’approvisionnement et les mesures de sûreté et de sécurité chimiques.
Le gouverneur de la région Maritime, Taïrou Bagbiègue s’est félicité de l’initiative de l’ANIAC, visant à prévenir les risques des catastrophes liées à des produits chimiques. Il a rappelé que « le recours aux matières chimiques et explosives par des groupes criminels représente une menace grave pour la sécurité publique et la stabilité du pays ». Appelant les participants à une mobilisation collective. Le gouverneur a insisté sur l’impérieux devoir d’agir en amont et en aval dans le contrôle des produits chimiques dans leurs juridictions respectives afin d’éviter qu’ils ne tombent entre de mauvaises mains.
Pour sa part, le président de l’ANIAC, Col. Akpamoura Koffi a souligné la vulnérabilité de la région Maritime en raison de sa position stratégique et de ses liens avec les circuits commerciaux. Il a indiqué que la lutte contre les usages détournés des produits chimiques suppose une approche holistique, intégrée et proactive, fondée sur la vigilance, la coopération et la coordination entre autorités locales, services de sécurité, secteur privé et communautés.
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