
Lomé, 28 nov. (ATOP) – La ministre des Solidarités, du genre, de la Famille et de la protection de l’enfance, Mme Martine Moni Sankaredja a dirigé le jeudi 27 novembre à Lomé, une rencontre d’échange avec les acteurs impliqués dans l’épanouissement de la petite enfance en vue de la mise en œuvre d’un projet « Garderies communautaires intégrées : investir dans la petite enfance et l’autonomisation des femmes au Togo ».
La rencontre se situe dans le cadre du renforcement du système national de protection de l’enfant. Elle a réuni des corps diplomatiques et des partenaires techniques et financiers, entre autres, UNICEF ; UNFPA et Rotary club Lomé. Son objectif est de réfléchir sur les probabilités de réalisation des garderies communautaires intégrées afin de permettre aux mères entrepreneurs des marchés de vaquer librement à leurs occupations.

Au cours des assises, les participants ont échangé sur les opportunités de partenariat. Ils ont été invités à soutenir l’initiative afin de garantir à chaque enfant de bonnes conditions de croissance et aux femmes togolaises, une autonomisation économique. Une soirée gala dédiée à la mobilisation des ressources prévue pour le 12 décembre prochain leur a été communiqué.
Une projection de vidéos sur la création des crèches et garderie, la stratégique adoptée par le ministère par rapport à ce projet et le déroulement de la soirée de Gala dédiée à la mobilisation des ressources a marqué la rencontre.
La ministre Sankaredja a indiqué que l’objectif du projet est de renforcer les services communautaires intégrés pour le développement de la petite enfance à travers des espaces sûrs, adaptés, éducatifs et accessibles, pour les enfants de 0 à 5 ans, notamment pour les familles à faibles revenus et les femmes commerçantes des marchés. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à promouvoir un dispositif de garde inclusif et durable. « Les premières années déterminent l’avenir d’un enfant. En investissant dans des garderies communautaires de qualité, nous soutenons l’égalité des chances et l’autonomisation des femmes », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que ces structures permettent aux parents de travailler ou de se former, tout en favorisant le développement cognitif et social de leurs enfants.
Le directeur général de la Protection de l’enfance, Dr Kondoh Kandalé a rappelé les avancées du Togo en matière de protection de l’enfant depuis la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant. Il a cependant souligné les défis persistants, en particulier l’absence de structures de garde sécurisées pour les jeunes enfants, frein au développement économique des femmes.
La représentante résidente de l’UNICEF, Mme Erinna Dia a salué ce ‘’projet fédérateur’’ répondant aux besoins des communautés, des femmes et des enfants. Elle a relevé que les garderies permettront un accompagnement intégré incluant nutrition, suivi sanitaire, enregistrement des naissances, soutien à la scolarisation et insertion professionnelle de jeunes éducateurs. La représentante résidente a également affirmé que chaque dollar investi dans la petite enfance peut générer jusqu’à seize dollars de retombées sociales et économiques.
ATOP/SED/MG






