
Kara, 29 nov. (ATOP) – Une rencontre d’information et de formation des professionnels des médias, blogueurs et activistes a réuni les acteurs de différents médias publics et privés autour du thème « Le journaliste togolais face à la désinformation et la mésinformation », le vendredi 28 novembre à Kara.
Organisé par le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), en partenariat avec l’UGP, ce café juridique se situe dans le cadre du projet « Promouvoir la liberté d’expression et des médias, et protéger les défenseurs des droits de l’homme au Togo », porté par l’Institut PANOS, l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) et FAMEDEV avec l’appui de l’Union européenne.
L’objectif visé par ce café juridique est d’offrir aux acteurs concernés, un espace d’échanges avec les praticiens du droit et experts sur le cadre légal applicable à la lutte contre la désinformation et les bonnes pratiques pour prévenir la diffusion de fausses nouvelles. Il s’est agi de renforcer les connaissances des professionnels des médias sur le cadre juridique, les responsabilités et les bonnes pratiques liées à la lutte contre la désinformation et la mésinformation au Togo pour exercer leur métier de manière responsable, sécurisée et conforme à l’éthique professionnelle.
Les échanges ont permis d’outiller les participants sur « le cadre juridique de la lutte contre la désinformation et la mésinformation au Togo » et le « rôle et responsabilité du journaliste face aux fakes news ». Ils ont été éclairés davantage à travers des débats sur l’arsenal juridique régissant la liberté d’expression et la profession journalistique consacrant un droit réel de publier et diffuser d’information, tout en encadrant les limites légales et applicables en matière de fausses nouvelles.
Les acteurs concernés ont passé en revue les responsabilités des professionnels, l’éthiques et la déontologique du journaliste dans la prévention de la désinformation. Ils ont ensuite partagé les bonnes pratiques journalistiques en matière de vérification des informations et de traitement des sources, puis dégagé les défis, risques et recommandations visant à promouvoir un journalisme fiable, crédible et conforme aux normes professionnelles.
L’assistant programme à l’antenne régionale du CACIT-Kara, Biyao Wakilou a expliqué que cette tribune de discussions entre acteurs des droits de l’homme, journalistes, blogueurs, est venue consolider leurs connaissances en matière de la mésinformation. Il a témoigné sa gratitude aux experts panelistes qui ont su relever les aspects de fake news, leurs origines, différentes mutations et les techniques de vérification rapide permettant d’éviter de diffuser de fausses informations et surtout de faire désormais leur métier avec professionnalisme.
Le participant, Ricardo Agouzou journaliste-blogueur a, au nom de ses pairs, exprimé sa satisfaction, d’avoir davantage acquis la différence entre fake news, mésinformation et désinformation. « Le cadre juridique nous a permis de connaître les répercussions sur un acteur lorsqu’il diffuse une information sans vérification. Ce qui a plus marqué mon attention est la pratique en ce sens que nous pouvons désormais revoir la vérifiabilité des informations sur des sites fiables. Nous remercions le CACIT tout en recommandant que d’autres acteurs notamment les officiers, avocats et juges soient impliqués », a-t-il souligné.
Les organisateurs ont salué les participants pour leur mobilisation et participation active tout en les exhortant à s’appliquer pour diffuser de vraies informations.
ATOP/AK/TAL/KYA






