
Lomé, 3 déc. (ATOP) – Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a présenté, le mardi 2 décembre à Lomé, les orientations institutionnelles qui doivent désormais structurer la Vᵉ République. Elles seront marquées par une redistribution des compétences entre les pouvoirs publics et l’installation progressive d’un régime parlementaire rationalisé.
C’était lors de la 2ᵉ séance du Parlement réuni en congrès consacré au discours sur l’état de la nation, présidé par le professeur Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale.
Le président Gnassingbé a insisté sur la nécessité d’un cadre institutionnel stabilisé, capable d’assurer à la fois la continuité de l’action publique, la responsabilité politique du gouvernement devant la représentation nationale et la clarification des rôles entre les différents organes de l’État. Il a rappelé que la récente révision constitutionnelle vise une plus grande cohérence de l’action exécutive et une meilleure participation du Parlement à l’élaboration des politiques publiques.
Renforcement du rôle du Parlement
Le Président du Conseil a souligné que la Vᵉ République confère aux députés et aux sénateurs un rôle central dans la conduite de l’action publique, notamment à travers de nouveaux mécanismes de contrôle, d’évaluation et de suivi de l’exécution des politiques gouvernementales. Il a insisté sur l’importance des commissions parlementaires permanentes et des missions d’information pour garantir un dialogue institutionnel structuré et transparent. Faure Gnassingbé a aussi évoqué l’accroissement des pouvoirs d’initiative législative du Parlement, appelant à ce qu’il devienne un moteur de la production normative, dans la lignée du gouvernement et des acteurs territoriaux.
Modernisation de la gouvernance et stabilité institutionnelle
Le président Gnassingbé a rappelé que la transition vers la Vᵉ République s’inscrit dans une démarche graduelle destinée à renforcer la stabilité institutionnelle. Le nouveau cadre, dit-il, doit consolider les principes de responsabilité politique, de lisibilité des institutions et d’efficacité décisionnelle. Il a mis en avant les réformes visant à améliorer la planification stratégique de l’action gouvernementale, à renforcer la coordination entre les ministères et à garantir une meilleure exécution des politiques publiques sur l’ensemble du territoire.
Pour le Président du Conseil, l’architecture institutionnelle rénovée doit reposer sur une exigence de transparence, notamment à travers un reporting régulier sur les engagements gouvernementaux, l’évaluation indépendante de certaines politiques et la participation accrue des citoyens à la vie démocratique. Il a enfin indiqué que la Vᵉ République doit permettre un fonctionnement plus fluide des institutions, en donnant au Parlement les moyens de son rôle et au gouvernement la capacité d’assurer une coordination efficace, dans un cadre constitutionnel clarifié.
ATOP/SED/KYA






