
Sokodé, 6 déc. (ATOP)– La campagne de sensibilisation sur le dispositif et l’alerte contre les violences à caractère sexuel a été lancée le vendredi 5 décembre au lycée moderne de Sokodé.
La campagne est placée sous le thème « Non aux violences sexuelles sur les apprenants : signalons-les ! ». Elle s’inscrit dans le cadre de la vulgarisation des mécanismes de prévention et de lutte mise en place par le gouvernement. Cette activité est financée par SWEDD+ Togo et mise en œuvre par la cellule genre du ministère de l’Education nationale.
L’objectif est de familiariser les acteurs éducatifs avec le cadre législatif et opérationnel de prévention et de lutte contre les violences à caractère sexuel et de mobiliser ceux-ci autour de la lutte contre le phénomène.
Les apprenants ont été entretenus sur les violences à caractère sexuel et le dispositif légal existant relatif à leur protection. Ils ont été sensibilisés sur les mécanismes de dénonciation et les sanctions à l’encontre des auteurs de ces violences. Les conséquences de la banalisation des violences et des grossesses précoces en milieu scolaire et les effets pervers tels les décrochages scolaires ont été abordés.

Les élèves, enseignants et encadreurs ont pris connaissance de la loi numéro 2022-020 du 02 décembre 2022 portant protection des apprenants contre les violences sexuelles en milieu scolaire et extrascolaire et de son contenu. Le numéro vert gratuit, anonyme, 8250 à contacter en cas de violences sexuelles leur ont été communiqués.
Le préfet de Tchaoudjo, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a remercié les partenaires technique et financiers qui accompagnent le Togo dans sa volonté de faire de ses établissements scolaires et centres d’apprentissage, des espaces sûrs pour la transmission des savoir-faire et savoir-être. Il a félicité le nouveau ministre de l’Education nationale pour la confiance qu’il lui a été faite et pour les décisions courageuses déjà prises pour amener le système éducatif à répondre aux attentes des Togolais. Le préfet a invité les acteurs à une appropriation de la loi, une meilleure compréhension du dispositif d’alerte et surtout une mobilisation pour offrir à chaque enfant un espace d’apprentissage sûr, inclusif, non-violent et respectueux de ses droits.
Le directeur de l’éducation de la région Centrale, Adamah Kankoué a rappelé qu’au Togo les chiffres sont alarmants précisant que 8% de femmes sont touchées par les violences à caractère sexuel et que l’année dernière 4000 cas de grossesses en milieu scolaire ont été identifiées dont 358 dans la région. Il a encouragé les uns et les autres à signaler les cas de violences sexuelles qui se produisent. « Je vous appelle à rejoindre cette campagne et à prendre des mesures pour prévenir ces violences », a -t-il ajouté.
La responsable de la cellule genre du ministère de l’Education nationale, Mme Françoise Simala a annoncé la poursuite des actions dans toutes les régions pour faire connaître à tous la loi susmentionnée et le numéro vert gratuit de dénonciation des cas.
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