
Dapaong, 18 déc. (ATOP) – Un atelier d’évaluation des actions de plaidoyers pour l’accès des femmes à la terre dans la région des Savanes a réuni les 17 et 18 décembre à Dapaong des coopératives de femmes, autorités locales et institutionnelles.
La rencontre est initiée par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance dans le cadre de la première composante de son « Projet d’autonomisation des femmes rurales au Togo » (PAFeRT). Elle a pour but de faire le point des résultats des plaidoyers des coopératives pour la possession des terres, après un an de mise en œuvre, de relever les forces et faiblesses de cette démarche et de proposer des approches de solutions pour renforcer la lutte. Il s’est agi également d’obtenir le renouvèlement et l’engagement des autorités traditionnelles et propriétaires terriens à faciliter les démarches d’octroi de la terre aux femmes.
Les travaux ont été marqués par la présentation et l’analyse des résultats des plaidoyers faits par les coopératives bénéficiaires auprès des propriétaires terriens, chefs traditionnels et au niveau de différentes institutions. Il ressort en général que les femmes ont été entendues dans leurs démarches. Des terres leur ont été octroyées par des chefs traditionnelles et propriétaires terriens dans quelques localités et des dispositions sont prises notamment pour leur sécurisation. Il est question désormais de poursuivre et renforcer la sensibilisation pour améliorer ces résultats.
Le maire de la commune de Tône 1, Mme Lène Nawabe Mélanie a, au nom du préfet de Tône, a fait savoir que l’accès des femmes à la terre est un enjeu fondamental et crucial. « Il faut poursuivre la réflexion sur les démarches efficaces pour garantir aux femmes rurales la possession et l’exploitation de terres, conditions indispensables à leur autonomisation et au développement harmonieux des communautés », a-t-elle expliqué.
L’inspecteur des Services du ministère en charge des Solidarités, Yodo Kodjo Philippe a rappelé que la première étape du projet a permis de former les coopératives à la présentation de plaidoyers et d’organiser des rencontres de plaidoyer avec les acteurs concernés. Il a souligné que les autres composantes du PAFeRT sont relatives notamment à l’amélioration du revenu des femmes, à l’alphabétisation et au renforcement des capacités de gestion du projet.
Le projet est mis en œuvre dans les régions des Plateaux, de la Kara et des Savanes au profit de 42 coopératives de femmes spécialisées dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles et maraîchers.
ATOP/TKA/JK/BV






