
Lomé, 20 déc. (ATOP) – Le ministère des Finances et du Budget a organisé, à travers le Comité de concertation Etat secteur privé (CCESP), une réunion d’échanges entre les premiers responsables des différentes entités du secteur privé et l’Office togolais des recettes (OTR), pour renforcer la confiance entre les deux parties, le vendredi 19 décembre à Lomé.
Cette initiative du CCESP entend lever les équivoques et les incompréhensions qui existent sur le prélèvement des impôts et taxes que l’OTR impose aux opérateurs économiques. Il s’agit de trouver un climat d’entente entre ces deux entités qui travaillent pour la croissance de l’économie nationale.
Les échanges ont, essentiellement, porté sur comment amener les contribuables à payer les impôts à l’aise et sans difficultés. Les discussions ont, également, tourné sur la recherche des voies et moyens d’humaniser l’impôt, d’aider les contribuables à trouver un intérêt pour les impôts qu’ils payent, et de leur permettre de couvrir aussi les autres domaines. Des propositions ont été faites afin que le secteur privé respecte ses obligations fiscales, et que l’OTR évite de fermer les entreprises.
Le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola a rappélé le message du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, lors de son discours à la nation où il déclarait que le secteur privé est porteur de croissance et contribue à la richesse nationale. Le ministre a promis faire des réunions sectorielles pour permettre à tout le monde, de dégager des conclusions communes pour le rayonnement des entreprises. Il a réitéré l’engagement du gouvernement à accompagner le secteur privé dans la réalisation de la croissance afin d’amorcer l’émergence du pays.
Le président du patronat, Coami Laurent Tamegnon a relevé l’importance de cette réunion et exprimé sa reconnaissance au ministre pour l’avoir initiée. S’adressant à ses collègues opérateurs économiques, il les a invités à œuvrer pour l’essor économique du pays. « Vous avez beaucoup subi. Vous avez beaucoup de choses à dire. Et pour ne pas enfoncer le clou, je vais juste énumérer certaines choses sur lesquelles je ne voudrais pas que vous reveniez et que nous puissions avancer. Et je pense que ce n’est pas la peine de se mettre en adversaires. Monsieur le ministre a dit, nous sommes des partenaires et ce qui compte pour nous, c’est le développement de notre pays ».
« Nous saluons la proposition du ministre des Finances, selon laquelle, au premier trimestre prochain, il y aura des réunions sectorielles qui vont permettre à tout le monde de dégager des conclusions communes, qui vont permettre aux entreprises, tout en respectant ses obligations fiscales, de ne plus se voir fermer à cause des problèmes des impôts et je pense aussi qu’il y a derrière cela une éducation fiscale qui va naître et qui va permettre aussi au secteur privé de comprendre ce que l’OTR doit faire », a laissé entendre M. Charles Birrégah, l’un des participants.
La concertation entre l’Etat togolais et le secteur privé, incluant l’OTR est un processus continu visant à améliorer le climat des affaires via le CCESP.
ATOP/KYA/DHK






