
Kpalimé, 25 déc. (ATOP) – Une rencontre régionale des organisations de la société civile (OSC) de jeunes intervenant dans la Santé de reproduction et la Planification familiale (SR/PF) dans les Plateaux s’est tenue, le mercredi 24 décembre à Kpalimé. Son objet a été l’analyse les défis liés à l’accès des jeunes et des adolescents aux services de santé sexuelle et reproductive (SSR).
L’activité a été initiée par le ministère en charge de la Santé, à travers la Division de la santé maternelle et infantile et de la planification familiale, en collaboration avec le Cadre de concertation nationale des OSC de jeunes intervenant dans la DSSR/PF. Elle a été facilitée par l’Association des jeunes pour le développement intégral (AJEDI).
L’objectif principal est d’améliorer l’accès des jeunes et des adolescents, sans distinction de sexe, de statut social, de handicap, de niveau d’instruction ou de zone de résidence, à des services de santé sexuelle et reproductive conviviaux, adaptés et de qualité. Il s’est agi, de dresser un état des lieux des défis rencontrés par les jeunes en matière de santé de reproduction dans la région des Plateaux, d’identifier des pistes de solutions et de renforcer la collaboration entre les OSC de jeunes, les OSC d’adultes, les décideurs publics et les organisations non gouvernementales intervenant dans le secteur.
Plusieurs thématiques ont été abordées, notamment les avortements clandestins, la situation de l’avortement au Togo, les grossesses précoces, les infections sexuellement transmissibles (IST), le VIH/SIDA ainsi que les droits des jeunes en matière de santé sexuelle et reproductive. Des échanges ont également porté sur le contexte national et régional de la SSR. Ce rendez-vous a été par la mise en place et le lancement d’une clinique mobile SSR, offrant gratuitement des services de santé sexuelle et reproductive aux jeunes.
Le directeur préfectoral de la santé de Kloto, Dr Kokou Séwa, a souligné que la sexualité demeure un sujet tabou en Afrique, laissant souvent les jeunes livrés à eux-mêmes. « Aujourd’hui, les jeunes découvrent la sexualité à travers les réseaux sociaux, ce qui engendre de lourdes conséquences », a-t-il indiqué. Il a relevé qu’en 2021, plus de 5 000 cas de grossesses en milieu scolaire ont été enregistrés, souvent accompagnés d’avortements clandestins et d’infections sexuellement transmissibles, dont le VIH/SIDA. Selon lui, il est impératif de fournir aux jeunes une information adéquate et les moyens nécessaires pour adopter des comportements sexuels responsables.
La coordinatrice de l’AJEDI, Sossou Akofa Florence, a invité les jeunes à renforcer leur collaboration avec les OSC afin de trouver des solutions durables aux défis liés à l’accès aux services de santé de reproduction et de planification familiale.
ATOP/AYH/BV






