
Lomé, 14 jan. (ATOP) – Face au déficit d’accès à l’électricité en Afrique de l’Ouest, la présidente du parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, a plaidé pour une coopération régionale accrue en matière d’énergies renouvelables, lors du Forum des Législateurs et des Régulateurs, tenu en marge de la 16ᵉ Assemblée de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). C’était au cours d’une rencontre est tenue du 10 au 12 janvier à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis, sous le thème « Alimenter l’humanité : les énergies renouvelables au service d’une prospérité partagée ».
Devant un auditoire composé d’experts, de décideurs politiques et de partenaires internationaux, la présidente du parlement a mis en évidence le paradoxe énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Elle souligne que malgré son fort potentiel en énergies renouvelables, l’Afrique de l’Ouest fait face à un déficit d’accès à l’électricité qui touche encore près de 43 % de la population. Estimant qu’« aucun Etat ne peut relever seul ce défi », Mme Ibrahima a réaffirmé l’engagement de la Communauté à bâtir un marché régional intégré de l’électricité. Elle a relevé l’importance de la synchronisation des réseaux nationaux à travers le Pool Energétique Ouest-Africain, de l’harmonisation des cadres réglementaires et de l’adoption d’une Politique régionale des énergies renouvelables visant 48 % d’énergies vertes dans le mix énergétique d’ici à 2030.
Mme Ibrahima a également rappelé le rôle du Parlement de la CEDEAO dans le suivi des politiques énergétiques, l’évaluation des performances et la prise en compte des préoccupations des populations. Abordant les défis persistants à savoir infrastructures insuffisantes, transfert de technologies, formation des compétences locales et vulnérabilité climatique, elle a préconisé la simplification des cadres juridiques, le soutien à des fonds régionaux de garantie et le développement de formations aux métiers verts.
La présidente du parlement a appelé à une volonté politique collective forte, levier essentiel pour attirer les investissements et réussir la transition énergétique.
ATOP/ (Source : Parlement de la CEDEAO)






