
Kévé, 16 jan. (ATOP) – Trente riziculteurs des communes Avé 1 et 2 ont pris part, du 12 au 16 janvier à Kévé, à un atelier de renforcement des capacités sur les techniques modernes de production du riz.
La direction préfectorale de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire a initié cette formation en partenariat avec la Chambre régionale d’Agriculture de la région Maritime. L’activité a bénéficié de l’appui technique des services de vulgarisation agricole et de formateurs spécialisés, et l’appui financier du Centre de recherche, d’étude et de formation au service du développement (CREFORSES) et du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP).
Ce renforcement vise à restaurer la fertilité des sols, à réduire les coûts de production et à professionnaliser les exploitations agricoles et à améliorer durablement les rendements du riz.
Les riziculteurs ont été formés, entre autres, sur la préparation et le choix des parcelles rizicoles, l’utilisation de semences améliorées adaptées au milieu local et la gestion durable de la fertilité des sols à travers le compost. Ils ont également appris des techniques culturales améliorées, notamment le Système de riziculture intensive (SRI), le semis et le repiquage en ligne, la gestion rationnelle de l’eau, les bonnes pratiques de récolte, de stockage et de conservation du riz. Des notions de base en gestion d’une unité agricole, incluant la planification, la tenue de fiches techniques et le calcul des coûts de production, leur ont été enseignées.
Le président de la chambre de l’Agriculture de la région Maritime, Aziakou Komla, a salué cette initiative, une « réponse concrète aux défis de productivité et de sécurité alimentaire dans la région ». Il a exhorté les producteurs à appliquer les connaissances transmises pour « transformer durablement la riziculture locale et améliorer les revenus des ménages agricoles ».
Au nom des participants, Ayivi Dogbera a exprimé sa satisfaction. « Nous avons compris que certaines pratiques, comme le brûlage des champs et l’usage excessif des herbicides, appauvrissent nos sols. Avec ces nouvelles techniques, nous sommes confiants pour améliorer nos rendements et la qualité de notre production », a-t-il déclaré.
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