
Lomé, 21 jan. (ATOP) – A la suite d’une demande officielle d’extradition de Ouagadougou, les autorités togolaises ont procédé à la remise de Paul‑Henri Sandaogo Damiba, ancien président de la transition burkinabè, aux autorités judiciaires du Burkina Faso, selon un communiqué du gouvernement, rendu public le lundi 19 janvier à Lomé.
Extradé le 17 janvier dernier, l’ancien président de la transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment détournement de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, blanchiment de capitaux et incitation à la commission de crimes et délits, a indiqué le gouvernement.
Conformément à la procédure en vigueur au Togo, a souligné le communiqué, l’intéressé a été interpellé le 16 janvier en exécution d’un mandat d’arrêt joint à la demande d’extradition, puis placé sous écrou.
« La chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, saisie du dossier, a rendu le même jour un avis favorable à l’extradition, fondé sur les instruments juridiques internationaux, l’offre de réciprocité des autorités burkinabè et les garanties fournies quant au respect de ses droits, notamment l’absence de la peine de mort et le droit à un procès équitable », a mentionné le gouvernement togolais.
Paul-Henri Sandaogo Damiba a dirigé le Burkina Faso de janvier à septembre 2022 après un coup d’Etat ayant renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, avant d’être lui-même évincé par le capitaine Ibrahim Traoré. Son extradition marque une nouvelle étape judiciaire dans une trajectoire politique marquée par l’instabilité institutionnelle du pays.
ATOP/ (Communiqué du gouvernement)






