
Agou-Gadzepé, 23 jan. (ATOP) – Les résultats de l’enquête qualitative sur les barrières structurelles et sociales limitant les impacts des femmes cheffes dans la gouvernance locale ont été restitués aux acteurs locaux de la préfecture d’Agou, le vendredi 23 janvier à Agou-Gadzepé.
La rencontre est initiée par l’Association soutien aux femmes démunies (SAFD) avec l’appui du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) de l’ambassade du Canada dans le cadre du projet « Renforcement du leadership des cheffes rurales pour une gouvernance inclusive dans la commune Agou 1 ». Elle a regroupé des chefs cantons, des rênes mères, des conseillers municipaux et des femmes leaders.
L’objectif est de partager les résultats à l’issue de l’enquête réalisée dans les 9 cantons de la commune Agou 1. Il s’agit de présenter les résultats sur les barrières structurelles, socioculturelles et organisationnelles identifiées comme limitant l’implication des cheffes rurales et des femmes dans la gouvernance locale. C’est aussi de recueillir et intégrer les contributions et recommandations des acteurs locaux afin d’enrichir les analyses et d’améliorer la pertinence des actions du projet.
Les résultats démontrent que les barrières empêchant les impacts des cheffes sont liées surtout aux facteurs traditionnels et culturels selon les localités. 30% des leaders estiment que les cheffes ne maîtrisent pas suffisamment leurs rôles, 20% considèrent qu’elles les maîtrisent bien et 22 leaders sur 27 reconnaissent la présence des cheffes dans les instances décisionnelles.
Il ressort également que les contraintes sont aussi liées aux femmes elles-mêmes qui, pour la plupart éprouvent des difficultés à s’imposer ou fuient les postes de responsabilité qui leur sont confiés. 55% des femme leaders se disent autonomes dans leurs prises de décisions, 45% déclarent un manque d’autonomie.
La directrice exécutive de SAFD, Kouadjo Yawa a indiqué qu’au Togo la participation des femmes rurales aux instances de gouvernance et de prise de décision demeure limitée en raison des barrières structurelles, socioculturelles et institutionnelles persistantes. Malgré leur rôle central dans la vie économique et sociale des communautés, a-t-elle dit, leur représentation et influence dans les espaces décisionnels locaux restent faibles. Mme Kouadjo a ajouté que c’est dans ce cadre que sa structure a mené une enquête dans les cantons cibles afin d’identifier et d’analyser les barrières qui sont en défaveur de la participation active et effective des cheffes et des femmes à la gouvernance locale.
La représentante du FCIL, Mme Burcissow Jenifer a salué la mise en œuvre de ce projet en vue de bâtir une inclusion solide et durable des femmes aux processus de prise de décisions dans les différentes instances sociales. Elle a réaffirmé l’engagement de sa structure à soutenir les différentes initiatives visant à assurer une autonomisation et participation active des femmes.
Le président du conseil des chefs traditionnels d’Agou, Togbui Egu-Lete XI a témoigné sa gratitude aux initiateurs. Il a promis l’accompagnement de son conseil aux différentes actions à promouvoir la femme et émis le vœu que ce projet soit étendu à d’autres localités de la région des Plateaux.
ATOP/MET/BSM/DHK






