
Lomé, 03 fév. (ATOP) – Le ministre de la Communication, Mme Yawa Kouigan a échangé le mardi 03 février avec les membres des organisations professionnelles de la presse, au cabinet du ministère. Les acteurs de la communication et des médias ont convenu de bâtir un écosystème médiatique viable et fiable pour accompagner le développement au Togo.
La rencontre répondait à un double objectifs : se présenter les vœux de bonne année et réfléchir sur le développement des médias au Togo. C’est le président de l’Observatoire togolais des médias (OTM), Fabrice Pétchezi qui a, au nom de ces collègues journalistes présenté les vœux de meilleure année 2026 au ministre de la communication. Dans son intervention M. Petchezi s’est réjoui des nombreux accompagnements de leur ministre de tutelle pour une meilleure presse. Il a listé les défis auxquels font face la presse togolaise avant d’appeler à plus d’implications du ministère pour leur résolution.
Le ministre Kouigan a rappelé aux professionnelles de la presse qu’à l’orée de cette nouvelle année, elle a jugé bon de leur présenter ses meilleurs vœux de santé et de bonheur et au-delà échanger avec eux sur le développement de la presse. « Vous convenez avec moi que la présente rencontre ne se limite pas à l’accomplissement d’un rituel d’entrée dans une nouvelle année. En réalité elle traduit notre commune volonté de construire l’information et la communication dans notre pays dans un creuset inclusif, ouvert et dynamique, caractérisé par l’entretien d’un dialogue franc, constructif et continu entre notre département ministériel et l’ensemble des acteurs du secteur des médias », a-t-elle ajouté.
Le débat ainsi ouvert, après l’intervention du ministre, a permis aux professionnels de la presse, présents à cette rencontre, de discuter à bâtons rompus sur tous les problèmes qui minent la fiabilité et la viabilité des entreprises de presse au Togo. L’autonomie financière des entreprises de presse a largement dominé les débats et a été identifiée comme causes d’autres maux dont souffre la presse togolaise notamment l’insuffisance de vérification des sources, la course au sensationnel, le non-respect de la déontologie de la presse et l’absence de protection sociale des journalistes du privé.
Répondant aux préoccupations des intervenants, le ministre et ses collaborateurs ont saisi l’occasion pour présenter aux professionnels des médias, les projets qu’ils pilotent en faveur du développement de la presse. Il s’agit entre autres de la création du fond d’appui à la presse dont le projet de loi en préparation est très avancé, du projet de loi relatif à la relecture du code de la communication et de la presse. Des explications ont été données aux professionnels des médias classiques sur des efforts attendus de leur part sur la professionnalisation et pour faire face à la concurrence des réseaux sociaux.
A cette rencontre, Mme Kouigan a clairement exprimé aux organisations professionnelles de la presse les principes qui guideront le traitement de l’information et de la communication cette année. « C’est ensemble et seulement ensemble que nous pourrons bâtir un écosystème médiatique ; viable, éthique et en phase avec les exigences contemporaines de l’information. C’est pourquoi je vous propose que nous fassions ensemble les mathématiques de l’information et de la communication togolaise, en posant trois axiomes clairs ; la vérité des faits, la responsabilité éditoriale et le respect du public ».
Le président de l’OTM, se dit très confiant quant à un meilleur avenir de la presse togolaise au regard des échanges que les professionnels ont eu avec le ministre et ses collaborateurs. « Nous espérons qu’avec ce cadre qui est créé aujourd’hui ; nous aurons la possibilité d’impacter à travers notre organisation, tout ce qui sera fait, notamment tout ce qui sera pris comme initiative nous concernant. Nous avons compris que la balle est dans notre camp. Beaucoup d’informations ont été partagées aujourd’hui par rapport à tout ce qui est en train d’être fait sur les textes qui régissent notre corporation et également par rapport aux dispositions qui sont prises pour améliorer les conditions économiques des entreprises de presse. Donc il faut qu’on s’organise », a t- il déclaré.
Des nouveautés dans la régulation de la communication conformément à la Vè République ont été aussi abordées avec la prise en compte du numérique. La HAAC qui devient la HARC entraine également la relecture de ses textes fondateurs.
ATOP/HKM/KYA






