
Lomé, 4 fév. (ATOP) – Au Togo, on recense plusieurs couches sociales vulnérables, notamment les ménages à faibles revenus, les femmes, les enfants, les personnes en situation de handicap ou encore les populations vivant dans des zones à risques. Cette situation qui fragilise le tissu social a amené les pouvoirs publics à y accorder une attention particulière. En effet, la lutte contre les vulnérabilités est priorisée dans l’action publique, à travers une approche solidaire tournée vers la protection des personnes les plus exposées.
Actions de l’Etat
Pour relever ce défi, l’Etat s’est lancé dans un combat acharné pour faciliter l’accès des populations aux services essentiels, renforcer la résilience économique et la dignité humaine.
Plusieurs mécanismes de protection sociale sont mis en œuvre par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, conformément à la vision du Président du Conseil, afin de bâtir un développement qui concerne tout le monde. On note, entre autres, le projet Filet sociaux et services de base (FSB) et le Programme national de protection sociale (PNPS). Ce dernier lancé fin décembre 2025, vise à réduire la pauvreté à travers des transferts monétaires et des cantines scolaires, la construction et la réhabilitation d’infrastructures de base et l’appui à l’autonomisation des jeunes et femmes par le biais des Activités génératrices de revenus (AGR).
Ces programmes, auxquels s’ajoutent des actions dans les domaines de la santé permettent d’amortir sensiblement les chocs, de réduire l’extrême pauvreté et d’offrir aux bénéficiaires la chance d’appréhender l’avenir avec espoir.
Des résultats concrets en 2025
Au cours de l’année 2025, les actions de l’Etat à travers le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance ont permis de toucher 204 720 bénéficiaires, dont 60 % de femmes. Ces différents projets sont estimés à 1,8 milliard de francs, financés à 950 millions de francs CFA par l’Etat et 861 millions de francs CFA par les partenaires techniques et financiers.
D’après le bilan du ministère, durant l’année écoulée, le grand Lomé est la zone la plus couverte avec 65 642 bénéficiaires. Il est suivi des régions des Plateaux (33 533), de la Kara (32 517) et Centrale (28 310). Les Savanes et la Maritime ferment la marche avec respectivement 24 779 et 19 937 personnes touchées. Des résultats encourageants pour la ministre, Mme Sankarédja-Sinandja Moni. « Malgré un contexte marqué par la raréfaction des ressources, les actions menées ont permis d’obtenir des performances encourageantes », a-t-elle déclaré à l’ouverture de la revue annuelle des activités du ministère, le 21 janvier dernier à Kpalimé.
Pour cette année, il sera question pour la ministre et son équipe, d’accroitre l’impact social des actions afin de répondre de manière plus durable aux besoins des populations vulnérables. Cette noble ambition cadre avec la vision du Président du Conseil, Faure Gnassingbé à savoir : « Ne laisser personne de côté », en plaçant l’humain au cœur du développement durable, de la paix et de la dignité sociale.
ATOP/la rédaction






