
Lomé, 19 fév. (ATOP) – Le représentant adjoint de l’UNICEF au Togo, Xavier Sire a débattu de la question de la petite enfance avec des professionnels des médias autour d’un café de presse le jeudi 19 février à Lomé.
« La petite enfance est une politique co-sectorielle importante avec un retour fort sur investissement », a déclaré M. Sire lors de cette rencontre initiée par le ministère de la Planification et du Développement de concert avec l’UNICEF. Cette activité vise à renforcer la compréhension des professionnels des médias sur l’importance stratégique de la petite enfance (enfants de 0 à 5ans) et l’impact de son investissement sur le capital humain.
M.Sire a mis un accent particulier sur les 2000 premiers jours de la vie d’un enfant, de la grossesse jusqu’à environ 5 ans qui sont déterminants pour le développement du capital humain. « La petite enfance va du prénatal, de la gestation à la naissance jusqu’à l’âge de 5 ans. Avec une petite enfance bien faite, avec une cohérence co-sectorielle, avec des enfants qui sont éduqués, en bonne santé, et immunisés, enregistrés, vous avez à long terme, une population formée éduquée en bonne santé qui contribue au développement du pays », a-t-il expliqué
Le représentant adjoint a souligné que la petite enfance est un investissement stratégique. « La petite enfance est une cible très facile avec un retour sur investissement qui est potentiellement énorme », a-t-il soutenu. M. Sire a fait savoir que des études ont montré que pour chaque dollar investi, il y a un retour d’investissement de 17 dollars.
L’intervenant a insisté sur l’approche intégrée qui combine santé, nutrition, stimulation précoce, protection et accompagnement pour plus d’impact. « Développer une interopérabilité entre les différents acteurs tels que les ministères de la Santé, des Solidarités, de l’Education, du développement à la base permet de rationaliser les dépenses », a-t-il relevé.
La petite enfance, une responsabilité partagée
« La petite enfance est une responsabilité de tous. Ce n’est pas que la responsabilité du gouvernement qui fait déjà des efforts ni celle des agences des nations unies qui appuient l’Etat mais vous avez tous un rôle à jouer », a rappelé le représentant adjoint aux journalistes. Les médias ont un rôle important à jouer pour nous aider à vulgariser avec le gouvernement et les partenaires cette politique intégrée de petite enfance, a-t-il dit à l’endroit de ses interlocuteurs. M. Sire a ajouté que le secteur privé et les parents doivent s’assurer que les enfants de 0 à 5 ans soient bien développés afin de contribuer au développement du pays.
Le représentant du ministère de la Planification et du Développement M. Fabrice Akuetey, a convié les journalistes à s’approprier la thématique de la petite enfance et à être des vecteurs d’informations fiables.
Le participant Jean-Baptiste Bawela a reconnu que cette rencontre lui a permis de renforcer sa compréhension sur certains aspects de la petite enfance. Il s’engage à porter une attention particulière à cette thématique dans ses publications.
ATOP/BV/BA






