
Pagouda, 28 fév. (ATOP) – Une rencontre d’échanges et de sensibilisation sur la traite et le trafic des enfants en milieu rural, a été organisée le vendredi 27 février à Kémérida (commune Binah 2), par la cellule Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (CEDEAO-UEMOA).
Cette sensibilisation à l’endroit des populations frontalières est placée sous le thème : « Relier les textes, renforcer les communautés, prévenir la traite ». Elle a été financièrement soutenue par la cellule CEDEAO-UEMOA et entre dans le cadre de l’exécution de son programme de travail et budget annuel 2026 et vient en réponse à la priorité des autorités du pays, à prémunir les populations, notamment des jeunes et des femmes des effets néfastes de la traite.
L’objectif visé est de réduire l’ampleur de phénomène de la traite des personnes, en particulier celle des enfants et la vulnérabilité des enfants face au trafic dans les régions des Plateaux et de la Kara. Il s’agit aussi d’éradiquer les pires formes de travail des enfants, d’identifier des zones de départ et de transit, de renforcer les capacités des communautés riveraines sur les travaux dangereux interdits.
La rencontre a permis de présenter aux participants la cartographie des risques de traites dans les zones rurales ciblées et d’édifier les populations locales sur l’utilité du mécanisme de dénonciation. Ils ont été également éclairés à travers deux communications relatives à la commission nationale de lutte contre la traite des personnes et au cadre juridique de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants au Togo.
Le chargé du programme à la cellule CEDEAO-UEMOA, Lagnie Babimlé Kpadja a exprimé sa gratitude au Président du Conseil pour son engagement personnel et constant dans l’œuvre de construction du pays en offrant un soutien juridique, judiciaire et social et les réformes nationales en faveur des enfants via des mécanismes et stratégies appropriés. Il a fait savoir qu’en Afrique de l’Ouest l’on estime à plus de 60%, les victimes de traite des enfants. « Les enfants sont notre avenir et un enfant qui grandit en toute sécurité, qui reçoit une éducation tant parentale que scolaire tout en jouissant d’une bonne protection, sera certainement une richesse de demain pour ses parents, sa communauté et son pays », a-t-il précisé.
Le secrétaire général de la préfecture de la Binah, Binidi Kpélou a fait comprendre qu’un enfant est une bénédiction pour le couple, une progéniture pour la communauté, un espoir et une relève pour la société, conviant ainsi les parents à veiller sur leurs progénitures.
Le maire de la commune Binah 2, Mme Welabalo Tchanda a invité les participants à s’approprier les messages passés et à repartir avec une ferme conviction en disant non aux routes de l’exploitation. ATOP/AK/TAL/AR






