
Afagnan, 11 mars (ATOP) – Un atelier d’échange et de partage d’expériences sur les bonnes pratiques en matière de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation au changement climatique (RRC-ACC) s’est tenu les 10 et 11 mars à Afagnan.
Cette initiative de la Croix Rouge togolaise (CRT), s’intègre dans le projet de « Renforcement institutionnel des capacités de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation au changement climatique au Togo, phase 3 (RIC-ACC-3). Ce projet vise à renforcer l’engagement des acteurs impliqués dans l’adaptation au changement climatique et la gestion des risques de catastrophes au Togo à travers le renforcement des capacités et le transfert de connaissances. Il entend également institutionnaliser les acquis à travers le développement des stratégies durables, le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des acteurs locaux et nationaux. Ce projet est mis en œuvre par la CRT avec l’appui technique et financier de la Croix Rouge Allemande et le Ministère fédéral allemand de la coopération du développement (BMZ).
La rencontre a mobilisé les principaux acteurs des préfectures des Lacs, du Bas-Mono et de Yoto notamment les clubs des mères, les comités d’hommes, les équipes de préparation aux catastrophes (PC-Teams), les comités de gestion d’urgence (CGU), les points focaux RRC communaux et préfectoraux ainsi que l’ANPC et les directeurs préfectoraux des actions sociales.
L’objectif est de renforcer davantage la connaissance et l’engagement de ces différents acteurs sur la thématique RRC et les mesures de lutte au sein des communautés. Il s’agit aussi de faire le point des progrès réalisés par les différents acteurs en termes de bonnes pratiques et d’expériences vécues, de faciliter l’échange d’information sur les outils et méthodes de gestion des risques de catastrophes et d’adaptation puis de présenter les rôles et responsabilités de chaque groupe spécifique. Il est aussi question d’élaborer un plan d’action concerté intégrant les initiatives partagées entre les différents groupes en vue de disposer d’un document de bonnes pratiques, des défis et des méthodes sur la gestion des catastrophes.
Des présentations sur des initiatives réussies, des bonnes pratiques, des difficultés rencontrées et des défis à relever ainsi que sur la réduction des risques de catastrophes et la mise en place d’une plateforme continue d’échange ont meublé la rencontre. Les travaux ont également permis l’élaboration des cartes des risques communautaires notamment le plan d’action communautaire, le processus de mise en place des CGU et leur rôle.
Le secrétaire général de la préfecture de Bas-Mono, Katchawatou Pihenam a apprécié l’initiative de la CRT et la mobilisation des participants qui témoigne leur engagement et détermination à œuvrer pour la résilience des communautés face aux risques des catastrophes et aux effets néfastes du changement climatique. « Ensemble, faisons de cet échange un levier concret de renforcement de capacités et de développement des pratiques durables », a-t-il indiqué.
La coordinatrice nationale du projet RIC-ACC-3, Gozan Adjovi Emefa a souligné que la phase 3 du projet s’inscrit dans la dynamique de consolidation des acquis des premières phases en transférant les outils au niveau local, communal et préfectoral. « Les aléas, les catastrophes se produisent toujours. C’est à nous de nous adapter et voir quelles peuvent être les actions que nous pouvons mener pour réduire considérablement les dégâts de ces aléas », a-t-elle dit.
Le coordinateur du bureau régional Maritime de la CRT, Akrodu Komivi a exhorté les acteurs à s’approprier les acquis développés sur le projet en vue de leur pérennisation et durabilité. Il a remercié les partenaires techniques et financiers qui ne ménagent aucun effort pour la résilience des communautés face aux effets néfastes du changement climatique et aux risques de catastrophes.
ATOP/DK/BA






