
Kara, 12 (ATOP) – Les membres des coopératives de la Filière Karité du Togo (FIKATO) ont réfléchis sur la question de la durabilité du secteur lors d’un atelier d’échanges et de renforcement des capacités, le jeudi 12 mars à Kara, dans la commune Kozah 1.
La rencontre s’est déroulée autour du thème « La filière karité face aux enjeux et défis de la durabilité : État des lieux et perspectives ». Elle intervient dans le cadre de mise en place du Conseil interprofessionnel de la filière karité du Togo (CIFKAT).
L’atelier a réuni plus de 150 participants, tous, des acteurs transformateurs et exportateurs des trois régions septentrionales du pays, services techniques (agriculture, environnement, commerce) et partenaires financiers et l’équipe FIKATO, en plus des autorités locales.
L’objectif est de renforcer les capacités des acteurs de la filière karité sur les enjeux, les opportunités et les mécanismes de durabilité afin d’améliorer la compétitivité et la résilience du secteur. Il s’agit d’analyser les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de la filière karité et de promouvoir les bonnes pratiques de gestion durable des parcs à karité. Il est aussi question d’améliorer la qualité, la transformation et la valeur ajoutée des produits dérivés ainsi que d’encourager l’entrepreneuriat féminin et la structuration des coopératives, tout en favorisant les partenariats entre producteurs, transformateurs et acheteurs.
Les travaux ont permis de renseigner les participants sur des modules, entre autres, la durabilité environnementale ; la qualité et transformation ; la gouvernance et structuration, ainsi que l’accès au marché et compétitivité.
Les échanges ont permis aux participants d’être mieux éclairés sur la cartographie des acteurs de la chaîne de valeur et marchés ; la gestion durable des parcs à karité, la régénération naturelle assistée et l’adaptation au changement climatique et les techniques améliorées de collecte et stockage, des normes de qualité internationales et la certification bio, commerce équitable, des exigences des marchés internationaux, entre autres.
Ouvrant les travaux, le secrétaire général du gouvernorat, Gountibote Gnigbangou a indiqué qu’inscrire la filière karité dans la durabilité, permet de réduire la pression humaine sur les parcs à karité pour contribuer à renforcer la résilience des populations.
La présidente de la FIKATO, Elisabeth Essodolom Pali-Tchalla a souligné que le karité représente une source de revenus à de milliers de femmes rurales, constituant ainsi, un moteur de développement local et une ressource naturelle précieuse pour le Togo. Elle a remercié le Président du Conseil, Faure Gnassingbé qui ne ménage aucun effort pour le développement et la promotion des filières agricoles dans le pays. Mme la présidente de la FIKATO a fait savoir En dépit de son potentiel économique considérable, a-t-elle dit, le secteur du karité au Togo fait face à plusieurs défis, invitant les acteurs à définir de nouvelles pratiques de promotion afin de faire du secteur, un levier stratégique de développement durable pour le Togo.
M. Padabo Kelem Tata et Kouloun Eyadô, représentant le maire Kozah1 et le directeur en charge de l’agriculture Kara ont convié les bénéficiaires à relayer les acquis aux autres membres afin de mieux impacter le secteur.
Le Togo est le 7ème producteur mondial du karité avec 35. 000 à 50.000 tonnes d’amande par an.
ATOP/TAL/LE/DHK






