
Tabligbo, 19 mars (ATOP) – Le club des femmes « Havilonlon » de Klohomé, dans le canton de Gboto, représentera la commune Yoto 3 à la phase finale du Festival culturel national interclubs pour la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, prévue le 9 avril prochain à Lomé. Ce club a été sélectionné à l’issue de la phase communale organisée le mercredi 18 mars à Gboto Vodoupé.
L’événement est initié par l’organisation « Youth Awake », avec l’appui financier du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères à travers le programme ZIVIK. Il s’inscrit dans le cadre de la phase 2 du projet de renforcement de l’inclusion et de la résilience des jeunes et des femmes pour lutter contre l’extrémisme violent et le terrorisme, tout en promouvant l’harmonie sociale et une cohésion durable.
Au total, cinq clubs féminins, issus chacun d’un canton de la commune, ont pris part à la compétition après des phases éliminatoires locales. Il s’agit de Novissi d’Essè-Godjin, Lomnava de Tométy-Kondji, Lonlongnon de Tokpli, Havilonlon de Klohomé et Woédi de Sédomé. Tous ont rivalisé d’ardeur, démontrant leur savoir-faire et leur talent à travers des prestations axées sur la pertinence des thèmes choisis.
Les performances ont été évaluées sur cinq critères : la clarté du message de paix, la pertinence par rapport au contexte local, la qualité de la prestation, l’impact sur le public et la créativité. À l’issue de passages scéniques de 15 minutes par club, le jury, présidé par Mme Atiklè Chantal, présidente communale des femmes, a désigné « Havilonlon » de Klohomé comme lauréat. En plus du trophée attribué au vainqueur, chaque club a reçu une enveloppe financière.

Ce festival vise à faire de la culture un levier opérationnel de promotion de la paix et du vivre-ensemble au sein des communautés togolaises. À travers des prestations culturelles telles que chants et danses, il ambitionne de produire et diffuser des messages de paix clairs et adaptés aux réalités locales. L’initiative permet également de sensibiliser un large public, y compris les populations rurales et non alphabétisées, grâce à l’usage des langues locales, tout en valorisant l’engagement citoyen des jeunes femmes en tant qu’actrices de paix.
Le maire de la commune Yoto 3, Dégbé Kokou, a invité les populations à promouvoir les valeurs de paix, de cohésion sociale et de vivre-ensemble. Il a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les acteurs culturels de la commune dans leur quête de perfection.
Le directeur exécutif de « Youth Awake », Kolani Tobigue, a salué l’engagement des autorités locales en faveur du patrimoine culturel, qu’il a qualifié d’outil de paix, d’unité, de cohésion sociale et de développement durable. Il a souligné que ce festival constitue une opportunité de renforcer les liens sociaux entre les communautés, contribuant ainsi à la stabilité et à l’essor économique du pays.
ATOP/SAK/AO






