
Atakpamé, 26 mars (ATOP) – La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a organisé, le jeudi 26 mars à Atakpamé, un atelier de renforcement de capacités à l’intention des surveillants de l’administration pénitentiaire, sur les Violences basées sur le genre (VBG) en milieu carcéral et les Règles de Bangkok.
Cette initiative s’inscrit d’une part dans le cadre de la mise en œuvre du mécanisme national de prévention de la torture et d’autre part de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme (JIDF). L’objectif est de promouvoir et protéger les droits humains dans les lieux de privation de liberté à travers l’amélioration des pratiques professionnelles au sein de l’administration pénitentiaire.
Durant cette session, les participants ont été outillés sur les normes internationales relatives à la protection des droits des personnes privées de liberté, en particulier des femmes. L’accent a été mis sur la prévention des violences sexuelles, la promotion de la santé, de l’hygiène, ainsi que le respect de la dignité et de la propriété en milieu carcéral. Une attention particulière a été accordée aux femmes en conflit avec la loi, souvent exposées à des vulnérabilités spécifiques.
La commissaire à la CNDH, Mme Atitso Afi Jacqueline, a rappelé l’importance de la formation continue des acteurs pénitentiaires. « Les Règles de Bangkok constituent un cadre essentiel pour garantir un traitement humain et digne aux femmes détenues. Il est impératif que chaque agent pénitentiaire s’en approprie les principes, afin de prévenir toute forme de violence basée sur le genre en milieu carcéral », a-t-elle souligné. Elle a également insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue face aux violences sexuelles et aux atteintes à la dignité des détenues.
« La sensibilisation sur l’hygiène et le respect des biens personnels participent également à la préservation de la dignité humaine en détention », a-t-elle ajouté.
« Cet atelier vient renforcer les compétences de nos agents et améliorer les conditions de prise en charge des détenus, notamment des femmes. Il contribuera sans nul doute à prévenir les abus et à promouvoir un environnement carcéral respectueux des droits humains », a déclaré l’adjoint à l’administrateur de la prison civile d’Atakpamé, Akanto Assimbe.
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