
Kpalimé, 2 avr. (ATOP) – Un atelier de capitalisation des actions de sensibilisation communautaire contre les Violences basées sur le genre (VBG) s’est tenu les 31 mars et 1er avril à Kpalimé.
Cette activité est organisée par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance grâce à l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ dans le cadre du projet « DeZon » relatif à la promotion de l’égalité et de l’équité de genre au Togo.
La rencontre est intervenue à la suite des sessions de renforcement de capacités démarrées 2025 à l’endroit des acteurs communautaires. Elle vise à faire le point des activités de sensibilisation menées dans les différentes localités, à analyser les expériences de terrain, à identifier les bonnes pratiques ainsi que les difficultés rencontrées, en vue d’améliorer l’efficacité des interventions.
L’initiative s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement togolais visant à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, malgré les avancées enregistrées ces dernières années sur les plans juridique et institutionnel, notamment à travers l’adoption des textes en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes.
Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Essolabina Bakaï, a relevé l’importance de cette étape de capitalisation pour renforcer les actions engagées sur le terrain. « Toute activité mérite d’être suivie et capitalisée. La lutte contre les VBG est une exigence que nous devons intégrer dans notre quotidien », a-t-il déclaré.
La cheffe du projet DeZon, Danny Nkurikiye, a indiqué que cet atelier permettra non seulement de faire le bilan des actions réalisées, mais aussi de tirer des leçons pour l’avenir. Elle a précisé que les activités menées en 2025, notamment les campagnes communautaires, les dialogues participatifs et l’accompagnement des victimes, ont contribué à briser le silence autour des violences. « Capitaliser, c’est aussi reconnaître ce qui n’a pas fonctionné, adapter nos approches et renforcer la collaboration entre les acteurs », a-t-elle ajouté.
Sur le terrain, plusieurs difficultés persistent, notamment la méconnaissance des droits par certaines femmes et filles, les pesanteurs socioculturelles qui freinent la dénonciation des violences et l’accès limité à certaines localités. « Nous avons des obstacles liés aux réalités culturelles et à l’enclavement de certaines communautés, ce qui complique les actions de sensibilisation », a confié Akofa Lolonyo, chargé de projet à l’association Bien-être.
Malgré ces contraintes, des résultats encourageants sont enregistrés grâce à l’implication des leaders communautaires. « Nous profitons des rassemblements traditionnels pour sensibiliser les populations. La violence n’a ni région ni religion », a souligné Kokou Amegnenou de la Fédération nationale des cultes vaudou et des traditions du Togo.
La même activité se tient à Kara au profit des acteurs de la zone septentrionale.
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