
Lomé, 2 avr. (ATOP) – La Plateforme du secteur privé de la santé au Togo (PSPS-Togo) a officiellement lancé, le jeudi 2 avril à Lomé, les préparatifs de la première édition des Journées du secteur privé de la santé au Togo (JSPS) lors d’un point de presse.
Prévue les 16 et 17 avril prochain, cette rencontre historique vise à sceller un partenariat durable avec l’État pour la réussite de l’Assurance maladie universelle (AMU). Placée sous le thème : « Rôle du secteur privé dans la promotion de l’Assurance maladie universelle (AMU) au Togo », cette initiative a pour objectif d’informer l’opinion publique, de mobiliser les parties prenantes et de susciter une large adhésion autour de cette initiative d’intérêt national, en lien avec la mise en œuvre de l’AMU. Elle bénéficie du soutien du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des assurances, ainsi que de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Un alignement stratégique avec la vision gouvernementale
Le secrétaire général du ministère en charge de la Santé, Wotobe Kokou, a salué une démarche en parfaite adéquation avec les réformes nationales. Selon lui, le gouvernement reconnaît la contribution cruciale du secteur privé dans l’accès aux soins, en appui aux investissements publics. « Nous portons ensemble l’assurance maladie universelle, chère aux plus hautes autorités de notre pays. Cette initiative va apporter de la visibilité à vos actions pour qu’ensemble, nous travaillions à l’amélioration de la santé de nos concitoyens par une utilisation intelligente des compétences », a-t-il déclaré.
M. Wotobe a également appelé à une meilleure régulation globale du secteur afin de garantir une offre de soins de haute qualité et une collaboration renforcée basée sur la confiance et le dialogue.
Le secteur privé : un maillon incontournable de l’offre de soins
Pour le président de PSPS-Togo, Dr. Kpéto Innocent, l’organisation de ces journées répond à un constat majeur, le secteur privé assure plus de 60 % de l’offre de soins au Togo et plus de 80 % de l’offre des produits de santé. Il a indiqué que malgré cette statistique, le secteur souffrait d’un manque de visibilité et de recevabilité. Dr Kpéto a souligné que le privé constitue un « relais stratégique » indispensable, citant l’exemple des régions où seul le secteur privé propose des services de pointe comme le scanner ou l’ophtalmologie spécialisée. « La santé est une mission régalienne de l’État, et nous l’exerçons par délégation. Il est temps de faire le point après deux ans d’engagement dans l’AMU pour construire un système résilient et souverain », a-t-il précisé.
Vers une souveraineté sanitaire et industrielle

Les JSPS qui se tiendront prochainement, rassembleront entre 200 et 250 participants, incluant cliniques, pharmacies, laboratoires, partenaires financiers et scientifiques. Au-delà des panels thématiques, les échanges porteront sur les défis de financement et la création d’industries de santé locales.
L’ambition affichée est de passer d’un modèle de dépendance à une véritable souveraineté sanitaire, tirant les leçons de la crise du Covid-19 qui a montré les limites de l’approvisionnement extérieur.
Dr. Kpéto a invité les acteurs des cinq régions du pays et les professionnels de la sous-région à se mobiliser pour faire de ce rendez-vous une étape décisive vers un système de santé inclusif et performant pour tous les Togolais.
ATOP/SED/HKM/KYA






