
Lomé, 2 avr. (ATOP) – Des experts et investisseurs se sont réunis le jeudi 02 avril à Lomé à l’occasion de la première édition de la conférence « Risque pays-Togo », pour mieux cerner le profil de risque du pays, identifier les leviers d’attractivité économique et décrypter les risques et potentiels d’investissement.
L’initiative est portée par « Bloomfield Investment Corporation », une agence panafricaine spécialisée dans l’évaluation du risque de crédit, intervenant en Afrique de l’ouest et du centre. Cette rencontre se veut une plateforme d’échanges entre acteurs publics et privés, autour des réalités du climat des affaires et des perspectives de croissance. Il s’agit d’un rendez-vous qui ambitionne de structurer la lecture du marché togolais pour les investisseurs. Cette rencontre se veut à la fois un exercice d’évaluation et un outil d’aide à la décision.
Les experts ont abordé les mécanismes de couverture des risques, ainsi que le rôle des entreprises dans l’amélioration de la transparence financière et la crédibilité des économies togolaises sur les marchés internationaux. Quatre panels thématiques ont meublé les échanges. Il s’agit de « l’analyse de la performance macroéconomique du Togo », « quelle est la stratégie pour développer l’entrepreneuriat féminin au Togo », « quelle est la politique d’industrialisation du Togo », et « l’évolution de l’environnement socio-politique et sécuritaire au Togo ».
Durant la conférence, un rapport complet sur la cartographie des risques d’investissement a été présenté. Il répond aux trois questions fondamentales que se pose tout investisseur : faut-il investir au Togo ? Quel retour sur investissement attendre ? Quel risque de perte de capital ? Ce rapport est le fruit d’une évaluation rigoureuse de cinq paramètres : performance macroéconomique, environnement des affaires, climat sociopolitique et sécuritaire, financement de l’économie et gestion des finances publiques.
La ministre du Développement à la Base et de l’Economie sociale et solidaire, Mme Mazamesso Assih, a fait savoir qu’une économie qui se formalise est une économie visible, plus prévisible et surtout plus résiliente. « Elle suppose que les investisseurs sachent reconnaître la valeur du secteur informel. Elle suppose que nos partenaires techniques et financiers, accompagnent nos états, en co-construisant avec nous des chemins adaptés à la réalité de chaque territoire de notre pays », a argumenté Mme Assih.
Le vice-président du patronat, Yiva Badohu, a indiqué que le patronat contribue à la création des champions économiques togolais à travers les investissements, et la capacité d’innovation. « Ces champions nationaux sont capables de rivaliser sur les marchés régionaux et internationaux. Ils sont le fruit d’un écosystème que nous construisons progressivement », a-t-il souligné.
Le président directeur général de Bloomfield Investment Corporation, Stanislas Zézé, a insisté sur la nécessité d’une lecture objective et nuancée du risque pays. « Il est essentiel que les investisseurs disposent d’informations pertinentes leur permettant de prendre des décisions intelligentes, et que les gouvernements bénéficient d’une intelligence économique utile à l’élaboration de politiques publiques adéquates. Le Togo présente aujourd’hui des fondamentaux intéressants, mais comme tout marché, il comporte des risques qu’il convient d’identifier et de maîtriser », a-t-il expliqué.
Bloomfield Intelligence confirme sa volonté de mailler le continent avec des premières éditions prévues au Burundi, en Guinée-Équatoriale et en Centrafrique. La République démocratique du Congo s’apprête déjà à accueillir sa troisième édition.
ATOP/AO/BV/KYA






