
Sokodé, 4 avr. (ATOP) – La direction régionale de la santé a tenu, du 1er au 3 avril, la revue annuelle de performance 2025 de la région Centrale. Elle a enregistré une progression continue de 22 indicateurs du Plan national de développement sanitaire (PNDS).
Cette revue a permis à tous les acteurs de la santé de la région d’apprécier leurs performances, de relever les difficultés et d’identifier les problèmes prioritaires. Ils ont également formulé des recommandations dont leur mise en œuvre en 2026 pourrait améliorer la performance régionale.
Les présentations révèlent que 22 indicateurs du PNDS ont progressé tout au long de l’année tandis que 9 indicateurs seulement ont régressé. Les indicateurs en hausse concernent les aspects liés à la mère et à l’enfant. La région a déployé des efforts dans la mise en œuvre des programmes de santé, notamment dans les domaines de la vaccination, de la lutte contre les maladies transmissibles, de la santé maternelle et infantile, ainsi que dans la réponse aux urgences sanitaires. Il est constaté que plus de femmes viennent en consultation prénatale et prennent les médicaments qu’il faut pour leur permettre d’être en bonne santé et de donner naissance à des enfants en bonne santé. L’on relève également que les femmes font plus confiance au système de santé et, de plus en plus, viennent accoucher à l’hôpital. Egalement dans le domaine de la vaccination, la région a enregistré une amélioration des indicateurs permettant ainsi aux enfants de ne pas tomber malades si les vaccinations sont bien menées. Elle a aussi performé en matière de détection des épidémies et de riposte. Un autre point à capitaliser est la collaboration avec les mairies qui ont aidé à renforcer des infrastructures au niveau local.
Selon le directeur régional de la Santé de la Centrale, Dr Ndjao Akawulu nonobstant ces progrès, la région est confrontée à plusieurs défis. Ils sont relatifs, entre autres, à la lutte contre les maladies qui peuvent entrainer des épidémies ainsi qu’à l’organisation de la surveillance aux frontières pour contrer les contagions. La région enregistre également un taux relativement élevé de décès dus à la tuberculose se chiffrant jusqu’à 8% alors que la norme recommande d’être à moins de 4%. En outre, des efforts restent à faire en matière d’hygiène hospitalière, et d’hygiène publique en collaboration avec les collectivités locales. Le renforcement de la santé communautaire à travers l’implication des leaders locaux dans la mise en œuvre des activités promotionnelles et préventives et la participation à la motivation des Agents de santé communautaire (ASC) est également évoqué.

Le préfet de Tchaoudjo, assurant les fonctions de gouverneur de la région, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a remercié le gouvernement pour la mise en place de la politique nationale de renforcement du système de santé et de la stratégie de financement de la couverture sanitaire universelle. Il a fait savoir que ces mesures permettent d’améliorer la qualité des soins et de rapprocher les services de santé des bénéficiaires.
Le directeur de la santé de la mère et de l’enfant au ministère en charge de la santé, Dr Agossou Abram Amétépé a souligné que les résultats des différentes revues de performance des régions alimenteront la revue nationale qui s’annonce dans les prochains mois. Il a ajouté que cette phase viendra parachever le processus de planification consigné dans le plan de suivi évaluation du PNDS 2023-2027.
La représentante du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Kaaga-Doléagbenou Laconi a, au nom de leur institution et de tous les partenaires techniques et financiers, réaffirmé leur engagement à accompagner le Togo dans la mise en œuvre de ses priorités sanitaires. Elle a précisé qu’ils apporteront un appui technique et stratégique, afin de contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux et des cibles mondiales de santé.
ATOP/JAE/MEK/SED






