
Kara, 8 avr. (ATOP) – Plus d’une cinquantaine de jeunes leaders issus des 22 communes de la région de la Kara ont pris part, les 7 et 8 avril à Kara, à un atelier de renforcement des capacités sur la détection des fausses informations et la production de messages de paix.
Organisée par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), cette formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du projet « Renforcement de la résilience et de l’engagement des communautés pour prévenir et combattre l’extrémisme violent au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo ». Ledit projet est financé par le Danemark et la Norvège pour une durée de trois ans.
L’initiative entend renforcer les dispositifs d’alerte précoce, soutenir la résilience socio-économique des communautés et lutter contre la désinformation ainsi que les discours de haine. Elle ambitionne également d’améliorer les capacités des jeunes leaders à identifier, analyser et contrer les fausses informations, tout en promouvant des messages locaux favorables à la paix.
Animée par le consultant du PNUD, Noël Tadégnon la session a permis aux bénéficiaires de se familiariser avec des outils de vérification de l’information, notamment Google Fact Check Explorer, ainsi qu’avec les techniques d’identification de la désinformation sur les réseaux sociaux et les messageries. Les modules ont également porté sur la manipulation numérique, les contenus générés par l’intelligence artificielle, ainsi que les mécanismes de propagation des rumeurs virales.
« La désinformation constitue l’un des principaux facteurs de vulnérabilité face aux violences et peut se propager très rapidement via les réseaux sociaux », a expliqué le formateur. Il a insisté sur l’importance de l’observation, de l’esprit critique et de la curiosité pour identifier les contenus générés par l’intelligence artificielle.
De leur côté, l’analyste de programme de cohésion sociale et de prévention des conflits au PNUD, Kombaté Yendoukoa Aimé, et le spécialiste des ressources humaines et des questions liées à l’extrémisme violent au PURS, Yaguissagou Yamba Guillaume, ont relevé que la désinformation constitue aujourd’hui un phénomène global touchant toutes les communautés. Ils ont appelé les jeunes à devenir des acteurs du changement et des ambassadeurs de la paix à travers une utilisation responsable des technologies, notamment de l’intelligence artificielle.
Le préfet de la Kozah, Col Bonfo Faré a exhorté les jeunes bénéficiaires à adopter des comportements responsables sur les réseaux sociaux et à promouvoir la paix, gage de tout développement durable. Il a également exprimé sa reconnaissance au Danemark et à la Norvège à travers le PNUD pour cette initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet Atlantic Corridor et appuie les efforts du gouvernement togolais en matière de lutte contre l’insécurité.
La formation a été sanctionnée par l’élaboration participative de plans d’action communautaires, permettant aux jeunes de mettre en pratique les compétences acquises. Une session similaire est prévue dans les prochains jours à Dapaong, à l’endroit de la même cible.
ATOP/LE/TAL/AO






