
Perchée au cœur des monts Kabyè, la région de la Kara accueille sur une terre aux teintes rouges, sous un ciel souvent bleu, où traditions et modernités se rencontrent harmonieusement. Deuxième grande ville du pays, située à environ à 420 km au nord de Lomé, la région de la Kara a pour chef-lieu Kara. Elle se trouve au Nord du Togo, entre la région des Savanes et la région Centrale, et partage une frontière avec le Bénin. La région couvre une superficie de 11 738 km2 et compte environ 985 512 habitants, avec une densité de 84 hbts /km2, selon les résultats du 5è Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) de 2022.
Une région riche en cultures et traditions

La population vit dans un climat tropical de type soudanien, caractérisé par deux saisons : une saison pluvieuse de mai à octobre et une saison sèche de novembre à avril. Sur le plan administratif, les habitants sont répartis dans des villages installés entre collines, vallées et plateaux, au sein des sept préfectures que compte la région.
Dans le domaine de la ferronnerie, la Kara est réputée pour son savoir-faire en forge, notamment à Bassar où le battement du fer ne cesse de résonner sous les coups de marteau dans les forges à Bandjeli. Dans les montagnes de Tcharè, dans la Kozah, l’histoire et les coutumes liées au travail du fer continuent également de se transmettre de génération en génération.
La zone est riche en cultures et traditions. Véritable carrefour culturel, la Kara est reconnue pour ses fêtes traditionnelles telles que « Evala, Akpéma, T’bol-N’Nidak, Tislim-Difoini-Oboudam, Sinkaring, Waa, Sintu Janjaagu et Kamaka », qui témoignent de l’identité et de la diversité de ses peuples.
Des terres fertiles et des cultures variées

Sur le plan agricole, la région se distingue par ses terres fertiles dans les plaines de la Kozah, Binah et Dankpen, propices pour les cultures agricoles et maraîchères. On note des cultures variées telles que le maïs, le sorgho, le fonio, l’igname, le riz, le haricot, l’arachide et le coton. Dans le domaine de l’élevage, la région bénéficie de vastes terres favorables à l’élevage de petits ruminants et de volailles.
Kara, l’une des régions les plus touristiques du Togo
Kara est l’une des régions les plus touristiques du Togo, grâce à beaucoup de sites naturels, notamment les monts kabyè, le parc national de la Kéran (abritant divers animaux dont des éléphants ainsi que des paysages forestiers), la faille d’Alédjo, la cascade de Sara à Assoli, les chutes de Bafilo, les habitats traditionnels (soukalas) et la fonderie de Bassar. Des sites aménagés : aéroport et marché de fétiches de Niamtougou, le campus universitaire, le Koutammakou, classé patrimoine mondial de l’UNESCO, depuis 2004, ainsi que des hôtels et forêts communautaires, érigés dans les préfectures attirent également les visiteurs.

Autres atouts, la zone dispose d’un centre administratif majeur et d’une jeunesse nombreuse pour des travaux à forte intensité de main-d’œuvre. Elle capitalise aussi un savoir-faire artisanal en forge, poterie, tissage et vannerie, avec des matériaux naturels de construction (granite, latérite, argile) en abondance.
Des défis à relever
Cependant, malgré ses nombreuses potentialités, la région fait face à des défis, notamment le manque d’infrastructures de transformation et l’accès limité aux marchés. Elle ambitionne toutefois de devenir un pôle majeur de développement agro-industriel et touristique.
La région de la Kara, avec ses principaux groupes ethniques Kabyè, (majoritaires), Nawda, Lamba, Tem, Bassar et Konkomba, est une terre de richesse culturelle et humaine. Elle incarne un Togo enraciné dans ses traditions, mais résolument tourné vers l’avenir.






