
Lomé, 26 avr. (ATOP) – La 9e édition du Festival national des danses traditionnelles du Togo (FESNAD) a connu son apothéose le samedi 25 avril à Lomé, avec la distinction de douze meilleures troupes issues des phases régionales. Chaque groupe primé est reparti avec un chèque de 400 000 francs CFA, un trophée et une attestation de participation.
Placée sous le thème « La danse traditionnelle : une expression de notre identité culturelle », cette édition a mis en exergue le rôle central de la danse comme vecteur de mémoire collective et d’affirmation identitaire. A travers rythmes, gestes et symboles, les différentes prestations ont illustré la richesse des patrimoines locaux, transformant chaque chorégraphie en récit vivant chargé d’histoire et de sens.

La cérémonie a été marquée par une grande parade des troupes finalistes, offrant au public un spectacle d’une intensité artistique remarquable. Danses rituelles, chorégraphies guerrières, inspirées des traditions se sont succédé, portées par des sonorités de tambours, de chants et par la diversité des costumes traditionnels.
Au total, douze groupes folkloriques représentant les six régions du Togo ont pris part à cette phase finale. Parmi eux figuraient notamment les danses Atchanhoun d’Agoè-Nyivé, Tchonhoin du Golfe, Adéhoun du Zio, Djéké du Bas-Mono, Sakpatè du Moyen-Mono, Bobobo d’Agou, Takai de Tchaoudjo, Hankpada de Sotouboua, Kountété de Doufelgou, Kpadja de Landa, N’gondé de l’Oti et Djabontana de Kpendjal. Les prestations ont été saluées pour leur authenticité, leur créativité et leur capacité à valoriser les traditions locales.
Le ministre en charge de la Culture, Isaac Tchiakpé, a précisé que cette apothéose ne constitue pas une phase supplémentaire de compétition, mais plutôt une célébration de la diversité culturelle nationale. Il a souligné que le FESNAD demeure une plateforme essentielle de sauvegarde et de promotion des danses traditionnelles, tout en insistant sur la nécessité de renforcer leur transmission aux jeunes générations dans un contexte de mondialisation. Selon lui, la modernité ne saurait se construire sans un ancrage solide dans les valeurs et traditions héritées. « Il est impératif de préserver ce patrimoine immatériel, qui constitue un socle de notre identité », a-t-il affirmé.

Pour de nombreux spectateurs, l’événement a tenu toutes ses promesses. « Ce festival a démontré que la culture est un levier de cohésion sociale et de développement. La diversité des rythmes et des pas de danse propres à chaque communauté est une véritable richesse », a confié Kounta Colette Tchango.
La cérémonie a réuni plusieurs personnalités, dont des membres du gouvernement, les ambassadrices de Turquie et de Chine, des députés, des autorités locales et des chefs traditionnels.
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