
Kpalimé, 14 mai (ATOP) – Quarante éleveurs de lapins des préfectures de Kloto et d’Agou ont entamé, le mercredi 13 mai à Kpalimé, une formation de renforcement de capacités sur les techniques améliorées d’élevage cunicole.
La session, axée notamment sur la conduite d’élevage, l’alimentation, la santé animale et la gestion des activités génératrices de revenus (AGR) prendra fin le 15 mai au Centre d’incubation et de ressources en agrobusiness (CIRAB-Tsessi). Initiée par la Chambre régionale d’agriculture des Plateaux (CRA-Plateaux), elle est financée par le Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP). Cette formation vise à professionnaliser ces éleveurs afin d’améliorer la productivité des exploitations et répondre à une demande croissante en viande de lapin dans la région.

Les bénéficiaires, composés de 24 hommes et 16 femmes, sont des producteurs déjà engagés dans l’élevage de lapins. Ils vont être formés sur la préparation des provendes à base de ressources locales disponibles dans la région, comme le tourteau de palmiste, les drêches de maïs, le son de riz ou encore certains résidus agricoles. A terme, ces éleveurs devraient être capables d’améliorer la gestion sanitaire de leurs élevages, réduire les pertes et accroître leur production.
Le président de la Chambre régionale d’agriculture des Plateaux, Koffi Koussodou, a indiqué que cette initiative répond aux besoins exprimés par les producteurs eux-mêmes confrontés à plusieurs difficultés techniques. Celles-ci sont relatives aux mortalités récurrentes, aux retards de croissance des lapereaux et à la faible maîtrise des techniques modernes de conduite d’élevage. Le président a insisté sur la nécessité de valoriser davantage l’agriculture comme une véritable profession et un levier de développement économique.
Le formateur principal, Kodjo Yawli, éleveur de lapins, a précisé que les modules portent sur l’alimentation, l’hygiène, la santé animale, la reproduction et le choix des races adaptées au contexte tropical. « Les difficultés majeures des éleveurs concernent surtout l’alimentation et les maladies. Nous allons également aborder les questions de commercialisation et de recherche de marché à travers les outils numériques », a-t-il expliqué.
La responsable communication et relations publiques du FNAFPP, Enyonam Kwaku-Gaba, a encouragé les participants à faire preuve d’engagement afin de développer leurs exploitations et contribuer davantage à l’économie nationale.
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