
Lomé, 18 mai (ATOP) – Des éducateurs de l’enseignement primaire, de l’éducation non formelle participent, du 18 au 23 mai à Lomé, à un atelier de formation sur l’éducation à la lutte contre la corruption au Togo.
La formation est organisée par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) en collaboration avec l’Office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Elle s’inscrit dans le cadre du « Projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo ».
Les assises se déroulent en deux parties. La première phase, de trois jours, concerne des enseignants et experts pédagogiques du primaire. Elle permettra aux participants, entre autres, d’établir un climat de confiance propice à l’apprentissage, tout en comprenant les objectifs, les attentes et l’approche méthodologique de la formation. Ils vont aussi réfléchir sur l’expérience du Togo en matière d’intégration de la lutte contre la corruption dans le système éducatif, les valeurs d’éthique et l’approche ̏ GRACE ̋, une initiative globale pour l’éducation et l’autonomisation des jeunes en matière de lutte contre la corruption de l’ONUDC. Ils vont également se familiariser avec l’approche méthodologique globale des activités et pratiquer le questionnement pour stimuler l’apprentissage centré sur l’enfant.
La seconde partie, regroupera également pendant trois jours, des experts pédagogiques et enseignants de l’éducation non formelle. Elle sera consacrée à l’identification des éléments constitutifs de la corruption : pouvoir, abus et avantage indu. Les participants vont identifier les principes clés d’une pédagogie participative et centrée sur l’apprenant, comprendre les bénéfices pour l’éducation à l’intégrité afin d’être capables de concevoir et de mettre en œuvre des leçons fondées sur cette approche. Ils vont aussi identifier les caractéristiques d’un bon facilitateur pour les mobiliser dans leurs approches et pratiques d’animation afin de favoriser un apprentissage participatif et inclusif.
Le but selon les organisateurs est de renforcer les connaissances des participants sur les notions fondamentales de corruption, d’intégrité, d’éthique et de justice dans une perspective éducative. Cette initiative entend surtout intégrer durablement l’éducation à l’intégrité dans le système éducatif afin de promouvoir une culture citoyenne fondée sur le respect des règles, la responsabilité et le sens du bien commun.
« La compréhension approfondie de ces concepts permettra aux éducateurs de mieux transmettre aux apprenants les valeurs indispensables à la prévention de la corruption », a indiqué le président de HAPLUCIA, Aba Kimelabalou. Il a ajouté qu’à la fin de la formation, les participants auront l’opportunité de maîtriser les outils pédagogiques développés par ONUDC et ses partenaires afin de les adapter aux réalités sociales, culturelles et éducatives du pays. « Cette contextualisation des contenus est essentielle pour garantir l’efficacité et la durabilité des apprentissages », a dit le président.
Pour le représentant du ministre de l’Education nationale, M. Nouwossan Komlan, cette formation contribuera en outre, à renforcer un noyau national de formateurs capables d’assurer, dans leurs structures respectives, la diffusion des approches pédagogiques liées à l’intégrité, à l’éthique et à la lutte contre la corruption.
Quant à la représentante de l’ONUDC, Mme Isatou Batonou, il est important de renforcer l’éducation à la lutte contre la corruption qui freine la croissance économique, décourage les investissements privés nationaux et étrangers, étouffe les initiatives et alimente les inégalités.
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