
Kpalimé, 22 mai (ATOP) – « L’urgence de développer une véritable culture de cybersécurité face à l’explosion des usages numériques et de l’intelligence artificielle s’avère indispensable », a indiqué le directeur général de l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy), Commandant Gbota Gwaliba à la clôture de la formation sur la cybersécurité et à l’hygiène numérique, le jeudi 21 mai à Kpalimé.
Le directeur général de l’ANCy a expliqué que l’initiative vise non seulement à aider les organes de presse à sécuriser leurs environnements de travail, mais aussi à faire des journalistes des partenaires stratégiques dans les campagnes nationales de sensibilisation à la cybersécurité. « Les dégâts liés à la cybercriminalité sont énormes et ne cessent d’augmenter à une échelle exponentielle. Le carburant de la cybercriminalité, c’est le manque d’informations », a déclaré Cdt Gwaliba.
Selon le directeur de l’ANCy, de nombreuses entreprises et organisations subissent quotidiennement des pertes financières importantes sans forcément signaler les incidents aux autorités compétentes. Les médias, a-t-il souligné, figurent parmi les secteurs particulièrement exposés en raison de leur forte utilisation des outils numériques et des données sensibles qu’ils manipulent. « En outillant les médias, ils vont reprendre nos alertes, faire des émissions et permettre au message de la cybersécurité d’atteindre le plus grand nombre », a-t-il dit.
La session de formation, débutée le 19 mai, a permis à une trentaine de journalistes de plusieurs organes de presse du pays d’acquérir des outils pratiques pour mieux sécuriser leurs données, leurs équipements et leurs plateformes numériques face à la montée des cybermenaces. Cdt Gbota Gwaliba a insisté sur l’urgence de développer une véritable culture de cybersécurité dans un contexte marqué par l’explosion des usages numériques et de l’intelligence artificielle.
Durant les travaux, les participants ont été initiés, à plusieurs outils et bonnes pratiques de cybersécurité : sécurisation des sites web, protection des téléphones et ordinateurs, authentification à double facteur, utilisation des VPN, prévention contre le phishing et protection des sources d’information.
Le format très pratique adopté par les formateurs a été unanimement salué par les participants et les responsables des médias.
Le président de l’Observatoire togolais des médias (OTM), Fabrice Pétchézi a estimé que cette approche innovante a rendu l’atelier particulièrement captivant. « On ne voyait pas le temps passer. Ce format très pratique est inédit et il serait intéressant de s’en inspirer pour d’autres formations », a-t-il affirmé, appelant les journalistes à créer davantage de contenus de sensibilisation sur les questions de cybersécurité.
Parmi les journalistes bénéficiaires, Noélie Assogbavi-Ahuma. Elle a témoigné de l’importance des connaissances acquises par les professionnels des médias. « Cet atelier nous a permis de nous familiariser avec la culture de cybersécurité que nous connaissions sans vraiment la maîtriser. Nous avons acquis des outils nécessaires pour mieux protéger le matériel que nous utilisons », a-t-elle expliqué.
Une seconde vague de cette initiative est prévue dans les prochains jours au profit d’autres professionnels des médias, dans le cadre de la stratégie de l’ANCy visant à renforcer durablement la culture de cybersécurité au sein du paysage médiatique togolais.
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