
Kpalimé, 22 mai (ATOP) – Une rencontre consacrée à l’installation des cellules communautaires de veille et à l’élaboration des plans d’actions communautaires de lutte contre les grossesses et les mariages chez les adolescentes ainsi que les Violences basées sur le genre (VBG) s’est tenue les 21 et 22 mai à Kpalimé.
Au total, 17 cellules (14 cantonales et 3 communales) ont été mises sur pied. Elles ont pour mission d’assurer la veille, la sensibilisation et le suivi des actions de lutte contre ces phénomènes dans les communautés de base. Cette approche participative devra permettre une meilleure implication des autorités locales, des leaders communautaires et religieux ainsi que des organisations de jeunes et de femmes dans la protection et le maintien des filles à l’école.
L’activité est initiée par le ministère en charge du Genre et de la Protection de l’Enfance à travers la direction générale du Genre et de la Promotion de la Femme. Elle s’inscrit dans le cadre du programme national de lutte contre les grossesses et les mariages chez les adolescentes. Des représentants des communes Kloto 1, 2 et 3, des chefs traditionnels, responsables religieux, organisations de femmes et de jeunes ainsi que des acteurs étatiques engagés dans la protection de la jeune fille ont participé à cette rencontre.
Les travaux ont permis aux participants de renforcer leurs capacités sur les questions liées aux violences basées sur le genre, aux droits en santé sexuelle et reproductive, à la communication parents-enfants ainsi qu’aux dispositifs juridiques existants. Ils ont également élaboré des plans d’actions communautaires adaptés aux réalités locales.
L’adjointe au maire de Kloto 3, Mme Senam Gawosso, a souligné l’urgence d’agir face à un phénomène qui compromet l’avenir des jeunes filles. « Les grossesses, les mariages précoces et les violences basées sur le genre constituent un fléau qui mine dangereusement le devenir de nos enfants », a-t-elle déclaré. Mme Gawosso a invité chaque acteur à prendre ses responsabilités afin de renforcer la sensibilisation et lutter contre l’impunité des auteurs de ces actes.
2 284 cas de grossesses en milieu scolaire
S’appuyant sur les statistiques de l’année scolaire 2024-2025, la directrice générale du Genre et de la Promotion de la Femme, Mme Bénédicte Gnasa a révélé que 2 284 cas de grossesses en milieu scolaire ont été enregistrés au Togo : 17 cas au primaire, 1 319 au collège et 948 au lycée. Pour elle, les grossesses précoces, les mariages d’enfants et les violences basées sur le genre constituent de graves atteintes aux droits humains avec des conséquences sanitaires, psychologiques, économiques et sociales importantes pour les victimes. Mme Gnasa a fait savoir que le gouvernement a renforcé au fil des années son arsenal juridique et les mécanismes de protection des filles. Elle a cité notamment le Code de l’enfant, les centres d’écoute et de prise en charge des victimes ainsi que le programme national de lutte contre les grossesses et mariages chez les adolescentes (2023-2027).
ATOP/ER/AYH/BV






