
Lomé, 5 juin (ATOP) – Le Dialogue régional de haut niveau sur la prévention des conflits dans le Golfe de Guinée ouvert le 3 juin a clos ses travaux le 4 juin à Lomé.
L’activité est co-organisée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). La rencontre réunit de hauts responsables gouvernementaux, des institutions régionales, du système des Nations Unies, des partenaires au développement afin de traduire un agenda de prévention partagé en actions concrètes et durables.
A l’issue du Dialogue regional 5 grandes recommandations ont été faites. Celles-ci traduisent une ambition commune des différents pays de passer de l’engagement à l’impact, et faire de la prévention un pilier central, concret et durable de la stabilité dans le Golfe de Guinée.
Renforcer les approches territoriales et transfrontalières de la prevention
Les participants appellent à davantage d’efforts sur les zones frontalières et périphériques, où se concentrent les principales vulnérabilités sécuritaires, économiques, climatiques et sociales. Ils soulignent la nécessité d’abandonner les approches strictement sécuritaires au profit de d’actions intégrées.
Renforcer le financement et les partenariats pour la prevention
Les participants ont constaté les limites des approches fragmentées face à des crises multidimensionnelles. Ils réaffirment que la prévention durable repose sur une articulation étroite entre sécurité, gouvernance, développement durable et cohésion sociale.
Réduire les vulnérabilités liées aux économies illicites
Les participantes soulignent que les économies illicites prospèrent dans des contextes marqués par le manque d’opportunités économiques, des services publics de base insuffisants, la marginalisation et les déficits de gouvernance. Le Dialogue recommande: le développement d’alternatives économiques durables dans les zones à risque ; et le soutien aux chaînes de valeur légales.
Consolider les systèmes d’analyse des risques et d’alerte précoce et de réponse
Les participants soulignent l’importance de disposer d’outils d’analyse plus intégrés et plus anticipatifs pour prévenir les crises. Le Dialogue encourage: l’intégration des données climatiques, sécuritaires, démographiques et socio-économiques.
Renforcer le financement et les partenariats pour la prevention
Les participants appellent à un engagement accru en faveur de la prévention, de l’alerte précoce à travers des financements plus flexibles, coordonnés et inscrits dans la durée. Le Dialogue recommande : une meilleure coordination entre partenaires techniques et financiers ; le développement de mécanismes de financement adaptés aux enjeux transfrontaliers et d’économie.
Le secrétaire général du ministère de la Sécurité, commissaire divisionnaire, Kadja Hodabalo Pitèmnewè, a fait savoir que le thème du dialogue qui s’achève « Elargir l’agenda de prévention pour le Golfe de Guinée, de l’engagement à l’impact », a rappelé que la réussite des ambitions communes se mesurera non pas à la qualité des déclarations mais à la capacité à traduire les engagements en résultat concret au bénéfice des populations. Il a réaffirmé l’attachement du Togo aux valeurs de dialogue de solidarité de coopération régionale de prévention des conflits. Il a annoncé que le Togo demeure convaincu que la paix durable se construit par l’anticipation des risques, le renforcement de la cohésion sociale et la promotion des développements inclusifs au profit de tous. Le secrétaire général a enfin exprimé la gratitude du gouvernement togolais à l’ensemble des partenaires et experts ayant part active à ce Dialogue.
Le document des recommandations a été remis aux responsables des différentes délégations présentes pour leurs mise en œuvre et suivi dans les différents pays.
ATOP/KYA/HKM






