
Kara, 10 juin (ATOP) – Un atelier de formation et d’échange de trois jours, destiné à renforcer les compétences des professionnels de médias sur le genre et les droits de la femme au Togo démarré le mardi 9 juin à Kara.
L’initiative est portée par le ministère des Solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance, avec l’appui technique et financier de la Coopération allemande à travers le projet DeZon « Promotion de la participation, égalité et équité de genre au Togo », mis en œuvre par la GIZ.
La rencontre regroupe une quarantaine de participants notamment de la presse écrite, de l’audiovisuelle, des réseaux sociaux ainsi que des chargés de communication de plusieurs communes. L’objectif principal est d’outiller ces communicateurs afin de les amener à être des acteurs influents dans la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes.
Durant les travaux, les participants alterneront entre sessions théoriques et cas pratiques. Ils plancheront sur le développement de nouvelles stratégies de communication et de plaidoyer en faveur de l’égalité de genre en vue de stimuler le changement social durable au sein des communautés.
La directrice générale du genre et de la promotion de la femme, Mme Gnansa Bénédicte, a rappelé le rôle déterminant des médias dans la transformation sociale et le façonnage de l’opinion et des débats publics. Mme Gnansa a averti que l’absence d’outils appropriés chez les journalistes favorise, malgré eux, la reproduction de stéréotypes sexistes. Elle a salué l’engagement de tous les partenaires pour la tenue de cette session.
La conseillère technique du réseau des droits de femmes à la GIZ, Mme Gbogbotsi Nadège, a rappelé que l’égalité des sexes est essentielle pour l’avènement des sociétés pacifiques et un développement durable, conforme à l’Objectif de développement durable (ODD 5). Citant le rapport sur le développement humain en Afrique 2016 du PNUD, elle a indiqué que les disparités de genre coûtent en moyenne 95 milliards de dollars US par an à l’Afrique Subsaharienne. Pour elle, résorber ces écarts dans l’éducation, la santé et l’emploi accélérerait l’éradication de la pauvreté et de la faim.
Trente ans après la déclaration de la conférence de Beijing, explique-t-elle, des disparités persistent en matière de genre. C’est pourquoi selon elle, la formation permettra aux producteurs d’émissions de consolider leurs acquis sur l’élimination des violences basées sur le genre, à la citoyenneté et aux droits humains.
Le premier adjoint au maire de la commune Kozah 1, Tata Kèlèm Padabo, a exhorté les participants à se comporter en véritables « multiplicateurs » afin de diffuser des informations justes, équitables et responsables pour recadrer les débats communautaires.
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