
Afagnan, 18 juin (ATOP) – L’exercice national de simulation sur la gestion intégrée des urgences dénommé « Mia Dzrado 2026 » a pris fin, le mercredi 17 juin à Agomé-Glozou, dans la préfecture de Bas-Mono.
Organisé par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) sous l’égide du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, cet exercice multisectoriel a mobilisé les acteurs de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes, les forces de défense et de sécurité, les services de secours, les partenaires techniques et financiers ainsi que les communautés locales. L’objectif est d’évaluer l’efficacité des dispositifs nationaux de prévention, d’alerte et de réponse face aux catastrophes majeurs.

Les différents scénarios simulés ont porté notamment sur les inondations, les épidémies, les incendies, les déplacements des populations, le chavirement d’embarcation ainsi que les risques nucléaires radiologiques, biologiques, chimiques et explosifs (NRBC-E). Ces mises en situation ont permis de tester la coordination opérationnelle entre les différents intervenants et d’apprécier leur capacité à apporter une réponse rapide, efficace et concertée aux crises. L’exercice a permis également de mettre en lumière le rôle central de la coordination nationale dans la gestion efficace des crises. « Mia Dzrado 2026 » a offert aussi une occasion d’identifier les forces et les défis du système national de réponse aux urgences, tout en consolidant la collaboration entre les structures intervenant dans la prévention et la gestion des risques.
La cérémonie de clôture a été marquée par des démonstrations opérationnelles en termes de scénario ainsi que la distribution de vivres et non vivres aux populations vulnérables.
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Batossie Madjoulba a relevé que les enseignements tirés de cet exercice contribueront au renforcement du dispositif national de gestion des catastrophes et à l’amélioration continue des mécanismes de protections des populations. Il a souligné que cet exercice s’inscrit dans la vision et la politique du Président du Conseil, Faure Gnassingbé avant de promettre que cet exercice ne serait considéré comme une fin en soi mais plutôt un point de départ d’un processus continu d’amélioration des dispositifs dans le contexte de transformation des risques et des menaces.

La coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Togo, Mme Coumba Dieng Sow, le représentant de l’ambassade des Etats-Unis au Togo, Anderson Nathaniel et le chef de la délégation de la garde nationale du Dakota Nord, Gal. Johnson Mitchell ont exprimé leur reconnaissance au gouvernement pour cette initiative. Ils ont réaffirmé l’engagement de leur structure à accompagner et soutenir le Togo dans ses actions.
Le préfet de Bas-Mono, Sogbo Kokou Amétépé a exprimé sa satisfaction quant au choix de la préfecture pour abriter cet exercice national, estimant qu’il a permis de sensibiliser davantage les populations aux comportements à adopter en cas de catastrophes.
En marge des simulations, plusieurs actions sociales et humanitaires ont été menées au profit des populations notamment des consultations médico-chirurgicales foraines gratuites et une campagne spéciale de délivrance des cartes nationales d’identité à travers le projet DGDN mobile.
ATOP/DK/SED






