
Dapaong, 26 juin (ATOP) – Les surveillants de l’administration pénitentiaire et les détenues de la prison civile de Dapaong ont été entretenus sur les Violences basées sur le genre (VBG) et le traitement des femmes détenues, le jeudi 26 juin à Dapaong.
Cette sensibilisation est initiée par la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) dans le cadre du Mécanisme national de prévention de la torture (MNP) du Togo. Le but est de contribuer à l’amélioration des conditions de détention des femmes afin de prévenir les VBG en milieu carcéral.
La séance a été marquée par une communication sur le traitement des femmes détenues, les VBG et des conseils pratiques sur l’hygiène et la salubrité en prison. L’assistance s’est familiarisée avec les règles de Bangkok : « Règles des Nations unies pour le traitement des femmes détenues et des mesures non privatives de liberté aux délinquantes » adoptées en 2010 par l’assemblée générale des Nations unies.
Le représentant du président de la CNDH, M. Adjodi Anabadedi a souligné que les règles de Bangkok offrent un cadre normatif essentiel pour la déjudiciarisation des infractions commises par les femmes et recommandent la prévention des VBG et la mise en place de mécanismes de protection efficace des femmes privées de liberté. Selon lui, l’application de ces règles est cruciale pour lutter contre les abus en milieu carcéral et garantir la santé, la sécurité et la réinsertion des femmes détenues.
M. Adjodi a signalé qu’au Togo la mise en œuvre de ces règles reste encore timide en raison du manque de sensibilisation et de formation des acteurs de la chaîne pénale, notamment les surveillants de l’administration pénitentiaire. Raison pour laquelle précise-t-il, cette formation est organisée en vue d’une amélioration significative des conditions de détention des femmes. M. Adjodi a ajouté qu’une meilleure compréhension des règles de Bangkok, permettra aux acteurs impliqués de prendre des décisions et d’adopter des pratiques conformes aux normes internationales relatives au traitement des détenues.
Le représentant de l’administration de la prison civile de Dapaong, M. Kada Namminye a remercié la CNDH pour cette démarche qui leur donne des outils pour mieux accomplir leur travail au quotidien en garantissant de meilleures conditions de détentions aux femmes.
ATOP/TKA/JK/DHK






