
Lomé, 27 juin (ATOP) – Le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, Konlani Dindiogue a officiellement lancé la commémoration de l’année internationale de la femme agricultrice, au cours d’une conférence de presse, le vendredi 26 juin à Lomé.
La célébration a été lancée sous le thème « Des femmes autonomes transformant les systèmes agroalimentaires ». Elle vise à mettre en lumière le rôle des femmes dans les systèmes agroalimentaires et à réduire les inégalités sociales. En effet, 2026 a été proclamée l’année internationale des agricultrices par les Nations unies et coordonnée par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Cette manifestation permettra aux décideurs de passer en revue les acquis dans la promotion de l’autonomisation des femmes, de relever les défis auxquels les femmes agricultrices font face et de projeter dans les perspectives. La rencontre avec les médias a permis au gouvernement de réaffirmer son engagement constant en faveur de la femme agricultrice au Togo.
Le directeur de cabinet a indiqué que « cette célébration est une opportunité pour le Togo de mesurer le chemin parcouru et surtout d’insuffler une nouvelle dynamique en faveur des femmes agricultrices ». Le gouvernement togolais réaffirme son engagement à transformer nos systèmes agroalimentaires à travers la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation économique des femmes, a-t-il poursuivi.
Selon le chef de bureau FAO, Djiwa Oyétoundé, représentant du système des Nations unies, c’est l’occasion de célébrer la contribution des femmes dans le système agroalimentaire tout en renforçant les actions de la FAO et de ses partenaires pour améliorer leur accès à la terre, aux technologies, au financement et à la prise de décision.
La coordinatrice de la cellule d’appui à l’autonomisation de la femme rurale, Mme Wognon Kayi Ayabavi, a rappelé que le gouvernement a mis en avant plusieurs reformes en faveur de l’autonomisation des femmes, notamment, le renforcement de leurs droits à travers le Code des personnes et de la famille, la loi sur la parité et la criminalisation des violences basées sur le genre. L’Etat affirme également faire de l’éducation des jeunes filles une priorité grâce à la gratuité de l’école primaire, aux campagnes de sensibilisation, ainsi qu’à des bourses et programmes de mentorat. Sur le plan économique, a-t-elle indiqué, des initiatives comme le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), le projet d’autonomisation des femmes rurales, le projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole constituent, entre autres, à favoriser l’accès des femmes aux financements et donc, à leur autonomisation.
La coordonnatrice a relevé que les journées du 31 juillet et du 15 octobre, dédiées aux femmes, seront consacrées aux sensibilisations, renforcements de capacités sur l’éducation financière, à la formation en technique de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles, en collaboration avec la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP).
Les organisations coopératives des femmes ont assisté à la conférence. La présidente de l’Union coopérative des femmes du canton de Yokélé (Kloto 1), Avossa Abra a salué cette initiative qui reconnait enfin le rôle essentiel des femmes dans l’agriculture. « Les femmes nourrissent leurs familles, leurs communautés et contribuent à l’économie, pourtant elles demeurent insuffisamment reconnues et valorisées. Nous attendons que les engagements pris en faveur de la femme agricultrice se traduisent par des actions concrètes », a-t-elle déclaré. Pour Kolani Rosine, élève à l’IFAD Barkoissi, « Cette initiative nous permet de mieux comprendre les défis des femmes agricultrices et les solutions à mettre en œuvre ».
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